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Testaments et héritages 

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Un testament est un document juridique qui remplit trois fonctions importantes :

  1. Il indique la façon dont vous voulez que votre argent, vos biens et vos autres actifs – ce que l’on désigne collectivement comme votre succession – soient distribués après votre décès. Les personnes qui hériteront de votre patrimoine sont appelées vos bénéficiaires.

  2. Il désigne un exécuteur testamentaire, qui sera chargé de faire respecter vos souhaits.

  3. Il désigne un tuteur pour les enfants mineurs.

Le fait d’avoir un testament facilite grandement le legs du patrimoine pour votre famille, à un moment très stressant et émotif. L’absence d’un testament dûment documenté peut donner lieu à des désaccords. Si vous décédez sans testament valide, un tribunal désignera une personne pour administrer votre succession. Celle-ci sera distribuée selon une formule définie par les lois de votre province ou territoire. Une telle formule peut ne pas correspondre du tout à vos souhaits, et peut entraîner des retards et des coûts supplémentaires.

Quels sujets faut-il aborder?

  • Parler de testaments et de legs de patrimoine peut rendre de nombreuses familles mal à l’aise, mais il est important que votre famille sache que vous avez un testament. De plus, si vous n’en parlez pas à vos enfants, vous perdez une occasion de vous assurer que tout le monde comprend bien vos souhaits et ce qui vous importe vraiment. Cela risque de mener un jour à des surprises, des malentendus, de l’amertume et des conflits.

    Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Faites savoir à vos enfants que vous souhaitez avoir une conversation au sujet de votre testament et de ce que vous souhaitez à votre décès. Évitez les surprises.

    • Assurez-vous d’avoir un testament juridiquement valide et faites-le savoir à vos enfants.

    • Vous pourriez à tout le moins leur faire savoir qui est votre exécuteur testamentaire et à quel endroit vous conservez une copie de votre testament.

    • Décidez de la quantité d’information que vous voulez donner. Vous pouvez dire avec précision ce dont héritera chaque enfant, ou bien parler en termes généraux de ce qui vous importe le plus. « Je veux que chacun de mes enfants ait une part égale de ma succession. » « Je veux que vous profitiez tous ensemble du chalet familial. » « Je souhaite laisser une partie de mes économies à mon organisme de bienfaisance favori. » « Je veux aider chacun de mes petits-enfants à payer ses études. »

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Vos parents sont peut-être mal à l’aise à l’idée de parler d’argent, de leur testament et de la fin de leur vie. Ne leur imposez pas une conversation. Proposez-leur de prévoir un moment où ils pourront vous parler un peu de leurs souhaits.

    • Il est normal également de se sentir mal à l’aise à l’idée d’aborder vous-même le sujet. Si c’est votre cas, évitez les questions directes. Tentez autre chose, comme : « J’aimerais/nous aimerions savoir clairement ce que vous voulez pour votre succession. Je veux/nous voulons nous assurer que nous avons tous une bonne compréhension de ce qui est important pour vous et de ce que nous pouvons faire pour vous soutenir. » Vous pourriez même commencer par quelque chose comme : « Je n’aime pas poser ce genre de questions… » ou « Je redoute le jour où vous ne serez plus là… »

    • Si vous avez des frères ou sœurs, parlez-leur d’abord. Vous pouvez échanger et vous soutenir les uns les autres en vue d’une conversation avec vos parents. Vous pourriez même organiser une réunion familiale où chacun parle de ce qu’il sait au sujet des testaments.

    • Assurez-vous d’avoir vous-même un testament juridiquement valide et faites-le savoir à vos parents. Cela peut aider à entamer la conversation.

    • Une autre manière d’entamer une conversation est de poser des questions d’ordre général. « Avez-vous pensé à l’avenir? Avez-vous un plan dans l’éventualité où il vous arriverait quelque chose? »

    • Si vos parents n’ont pas de testament, demandez-leur pourquoi. Y a-t-il quelque chose que vous pouvez faire pour les aider à s’y mettre? Assurez-vous qu’ils comprennent pourquoi il est important pour tout le monde d’avoir un testament juridiquement valide.

  • Il existe trois manières de préparer un testament juridiquement valide au Canada :

    1. Vous pouvez retenir les services d’un notaire qui rédigera votre testament. C’est la meilleure façon de s’assurer que votre testament est valide et exempt d’erreurs.

    2. Vous pouvez utiliser une trousse de préparation de testament. Il existe aussi des sites Web pouvant vous aider à rédiger votre testament en ligne.

    3. Il est possible de rédiger un testament juridiquement valide à la main, sauf en Colombie-Britannique.

    Il y a de nombreuses règles à suivre et beaucoup de choses auxquelles il faut penser, surtout si votre situation est complexe. Si, par exemple, vous avez un enfant d’âge adulte à votre charge ou de nombreux enfants qui devront se partager vos biens, vous aurez beaucoup plus de décisions à prendre.

    N’oubliez pas : tout testament peut être contesté, mais le risque de commettre des erreurs est plus grand si vous n’obtenez pas de conseils. En parler peut vous aider. Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Informez vos enfants que vous avez fait préparer ou examiner votre testament par un expert.

    • Si vous n’avez pas fait préparer ou examiner votre testament par un expert, demandez à vos enfants, amis ou d’autres membres de votre famille rapprochée le type de testament qu’ils ont et les personnes qui les ont aidés à rédiger leur testament.

    • Il n’est pas nécessaire de tout dévoiler à vos enfants, mais vous pourriez leur dire si vous avez fait signer votre testament par un témoin.

    • Si vous avez fait une mise à jour de votre testament, vous pourriez également leur faire savoir la date de la version la plus récente de votre testament.

    • Lisez Faire un testament et planifier votre succession pour avoir une compréhension de base des testaments et des successions au Canada.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Assurez-vous d’avoir un testament juridiquement valide et dites à vos parents comment vous l’avez fait préparer. Si vous avez utilisé une trousse de préparation de testament, dites-leur pourquoi et comment cela s’est déroulé. Si vous avez fait appel à un notaire, dites-leur pourquoi et comment vous avez procédé pour en trouver un.

    • Vous pouvez proposer à vos parents de rédiger leur testament ou d’utiliser une trousse de préparation d’un testament, mais sachez qu’ils pourraient ne pas être à l’aise de vous fournir certains renseignements financiers. Si vous avez des frères ou sœurs, vous devez faire attention de ne pas influencer vos parents lorsqu’ils rédigent leur testament.

  • Dans votre testament, vous devrez désigner une personne qui veillera à ce que vos souhaits soient respectés. Cette personne est désignée sous l’appellation exécuteur testamentaire, fiduciaire testamentaire ou représentant de la succession. Vous pouvez avoir plus d’un exécuteur testamentaire, et vous pouvez nommer un remplaçant.

    Bien des gens désignent leurs enfants comme exécuteurs testamentaires, mais ce n’est pas une obligation. Être choisi comme exécuteur testamentaire est certes un honneur, mais c’est un rôle qui demande beaucoup de temps et de travail. Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à l’assumer. Il vaut toujours mieux en parler avec la personne que vous avez en tête pour voir comment elle se sent par rapport à cette responsabilité.

    Voici quelques conseils pour entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Il est essentiel de demander à vos enfants s’ils veulent assumer ce rôle. Ne présumez pas qu’ils diront « oui ». Et évitez les surprises.

    • Pour une succession complexe, ou si vous craignez d’éventuels conflits familiaux, envisagez de nommer un professionnel, comme un notaire, en tant qu’exécuteur testamentaire.

    • Si vous avez plus d’un enfant, vous pouvez leur demander de partager cette responsabilité. Cela peut fonctionner si vos enfants s’entendent bien. Dans le cas contraire, il pourrait y avoir des tensions et même des désaccords.

    • À l’opposé, si vous choisissez un seul enfant comme exécuteur, vous risquez de blesser les autres. Assurez-vous d’en parler avec tous vos enfants pour qu’ils comprennent les raisons de votre choix.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vos parents ont déjà un testament, vous pourriez leur demander qui est l’exécuteur testamentaire.

    • Si vos parents vous demandent d’être exécuteur testamentaire, réfléchissez bien avant de décider si vous acceptez d’assumer ce rôle – soit seul, soit avec des frères ou sœurs, le cas échéant. N’oubliez pas que vous n’êtes pas obligé de dire « oui ».

    • Vous pouvez demander à vos parents de passer en revue leur testament avec vous pour que vous compreniez ce que pourrait impliquer votre rôle d’exécuteur testamentaire.

    • Si vous acceptez d’être exécuteur testamentaire, demandez à vos parents où trouver leurs documents financiers importants, y compris leur testament.

    • Demandez-leur aussi s’ils veulent que vous preniez des dispositions précises pour leurs funérailles.

  • Il se peut qu’une modification de votre testament s’impose en raison de certains changements dans votre vie. Voici quelques raisons courantes pour lesquelles vous pourriez devoir modifier votre testament :

    • Vous déménagez dans une nouvelle province. Les lois qui régissent les testaments et les successions varient d’une province à l’autre.

    • Vous avez un nouvel enfant ou un nouveau petit-enfant. À moins d’avoir tenu compte des enfants à naître dans votre testament, vous voudrez sans doute ajouter un nouvel enfant ou un nouveau petit-enfant comme bénéficiaire.

    • Vous vous mariez ou remariez. Dans la plupart des provinces, à moins que votre testament comporte une disposition qui prévoit le mariage, le fait de se marier rend votre testament invalide, c’est pourquoi vous devez le mettre à jour si vous vous mariez ou remariez.

    • Vous divorcez. Plusieurs provinces ont des lois qui stipulent qu’un ex-conjoint ne peut recevoir un don dans votre testament ni agir comme exécuteur testamentaire. Il serait préférable de le retirer en tant que bénéficiaire ou exécuteur testamentaire.

    Les membres de la famille peuvent se rappeler les uns aux autres quand il est peut-être temps de mettre à jour un testament. Voici quelques conseils pour entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si une modification de votre testament peut avoir une incidence sur vos enfants ou d’autres bénéficiaires, vous voudrez peut-être les en informer. En général, il vaut mieux éviter les surprises.

    • Vous pouvez demander de l’aide à vos enfants si vous êtes incertain de la manière de mettre à jour votre testament ou si vous devez rencontrer un notaire.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Des documents périmés peuvent faire en sorte que les véritables souhaits d’une personne ne soient pas respectés. À titre d’exemple, les actifs que lègue la personne pourraient ne pas être remis aux destinataires souhaités. Si vous êtes au fait d’un changement important dans la vie de vos parents, demandez-leur s’ils ont pensé à l’impact sur leur testament.

    • Proposez à vos parents de les emmener chez leur notaire pour parler des modifications à apporter à leur testament, le cas échéant. S’ils ont préparé leur propre testament, assurez-vous qu’ils comprennent la façon de révoquer ces documents et de recommencer.

  • Si vous avez plus d’un enfant, il est souvent judicieux de répartir votre succession en parts égales. Cela peut éviter les conflits familiaux sur l’équité ou le favoritisme.

    Qu’en est-il toutefois si l’un de vos enfants a déjà reçu plus d’aide financière que les autres? Que faire si certains enfants sont dans une situation financière plus difficile que les autres? Ou ont des besoins particuliers?

    Devriez-vous demander à vos enfants de partager une propriété, comme un chalet familial ou une entreprise familiale? S’entendent-ils assez bien pour que cela fonctionne? Seront-ils en mesure d’y contribuer de manière égale? Ou y en a-t-il qui penseront qu’on profite d’eux?

    Ce sont des questions difficiles. Il peut être encore plus difficile d’en parler à votre famille. Comment faire pour éviter les conflits et faire en sorte que personne ne soit blessé?

    Une communication régulière et claire peut aider. Voici quelques conseils pour entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous pensez avoir de bonnes raisons de ne pas diviser votre succession également, vous pourriez vous asseoir avec vos enfants et leur expliquer ce que vous avez décidé et pourquoi.

    • Si vous comptez léguer une parte importante de votre succession à un organisme de bienfaisance, il vaut mieux le faire savoir à vos enfants. Évitez autant que possible qu’ils aient des surprises.

    • Soyez ouvert à entendre le point de vue de vos enfants. Si un changement qu’ils proposent semble logique, faites-le. Par contre, ne laissez personne vous pousser à modifier votre testament si vous ne le voulez pas.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vos parents ont l’intention de diviser leur succession de manière inégale, demandez-leur de vous expliquer les raisons pour lesquelles ils en sont arrivés à cette décision. Écoutez calmement et attentivement. Votre premier objectif consiste à bien comprendre leurs souhaits. N’oubliez pas que c’est une décision qui leur appartient.

    • Si vous jugez que vos parents ne font pas preuve d’équité, vous pourriez leur dire ce que leurs plans vous font ressentir. Tentez d’abord de l’écrire – cela vous permettra de vous « défouler ». Puis, organisez vos pensées pour être prêt à avoir une conversation constructive avec vos parents.

Transfert de patrimoine

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Si vous envisagez de transférer votre patrimoine à vos enfants ou à d’autres membres de votre famille, il est important de tenir compte de toutes les conséquences qu’un tel transfert pourrait avoir pour eux. Parfois, un transfert peut entraîner des impôts pour vos proches. Parfois, il peut s’accompagner de responsabilités supplémentaires, notamment s’il s’agit d’un chalet familial ou d’autres biens immobiliers. Parfois, des conflits peuvent survenir entre les membres de la famille s’ils doivent se partager un bien.

Parlez-en, même lors de plusieurs conversations, pour vous assurer que tout le monde comprend bien le plan et soit d’accord. 

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les tenants et aboutissants du transfert de biens? Consultez La stratégie de transfert de biens [document en anglais seulement].

Quels sujets faut-il aborder?

  • Lors de la préparation de votre testament, il vous faudra peut-être planifier le transfert d’une grande quantité d’avoirs. Plusieurs options s’offrent à vous; vous pouvez par exemple faire un don, créer une fiducie ou léguer un héritage. Si votre succession est complexe, il est probable que vous ayez besoin de faire appel à une équipe de spécialistes composée d’un conseiller financier, d’un fiscaliste et d’un avocat.

    Voici comment entamer la conversation sur le type de conseils dont vous pourriez avoir besoin ou que vous avez déjà reçus.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Pour constituer votre équipe de conseillers, demandez aux membres de votre famille s’ils ont déjà fait appel à des conseillers et comment ils les ont choisis. Vous ne voudrez peut-être pas retenir les services des mêmes personnes, mais cela peut vous aider à déterminer par où commencer votre recherche. Le cas échéant, n’oubliez pas d’inclure votre conjoint ou votre partenaire légal dans la conversation.

    • Si vous disposez déjà d’une équipe de conseillers, il faudrait peut-être transmettre leurs coordonnées à vos enfants. Vous pouvez aussi leur indiquer où trouver cette information lorsque le moment sera venu de régler votre succession.

    • Le cas échéant, organisez une réunion avec vos conseillers pour leur faire part de vos plans concernant le transfert de votre patrimoine. Votre conjoint ou partenaire légal si vous en avez un et vos enfants doivent être présents. Si vous le pouvez, choisissez un moment où tout le monde est détendu. Évitez de vous réunir lorsque quelqu’un traverse une période stressante dans sa vie.

    • Si ce n’est déjà fait, réfléchissez également à la manière de préparer vos enfants à recevoir leur héritage et à prendre possession de votre patrimoine. Vous pourriez discuter avec eux de planification financière, de budget, de planification fiscale, etc.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Il n’est pas toujours facile d’amener vos parents à parler de leurs projets financiers ou à demander conseil. Pour les aider, parlez-leur de votre situation. Si vous avez déjà demandé conseil, expliquez à vos parents pourquoi et comment vous avez trouvé un conseiller, un fiscaliste ou un avocat en qui vous avez confiance.

    • Une autre façon d’entamer la conversation sur le transfert de patrimoine consiste à mentionner un reportage récent sur une personne qui n’a pas obtenu les conseils appropriés ou dont la succession est contestée. Vous pouvez ensuite demander à vos parents s’ils se sont adressés à un spécialiste et insister sur l’importance de se faire conseiller.

    • Si vos parents disposent d’un conseiller, vous pouvez leur proposer de rencontrer cette personne pour discuter de leurs plans successoraux. Certains parents seront plus ouverts à cette idée que d’autres.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez La stratégie de transfert de biens [document en anglais seulement].

  • Vous pouvez transférer des biens à votre conjoint ou partenaire légal sans impôts à payer. En ce qui concerne les autres héritiers cependant, les règles fiscales varient selon les biens cédés, notamment les régimes d’épargne-retraite, les pensions, les comptes non enregistrés et les biens immobiliers. Une planification minutieuse peut s’avérer nécessaire pour minimiser les impôts exigibles au titre de votre succession. Vous voudrez peut-être faire participer vos enfants au processus. Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Avant de parler à vos enfants, consultez un fiscaliste pour obtenir des conseils sur la planification des impôts exigibles sur votre succession. Vous pourrez ensuite lui demander d’aborder le sujet avec vos enfants.

    • Si vos plans entraîneront des répercussions sur vos enfants, veillez à consulter ces derniers concernant ce qu’ils souhaitent. Par exemple, le transfert d’un chalet familial à vos enfants peut déclencher l’imposition des gains en capital, ce qui doit être réglé avant que les enfants (ou d’autres héritiers) puissent profiter de la propriété. Assurez-vous de demander à vos enfants ce qu’ils pensent du legs du chalet. Prévoyez un plan pour payer l’impôt et faites-en part à vos enfants.

    • En ce qui concerne vos comptes de placement et d’épargne, enregistrés ou non, vérifiez que vous avez désigné un bénéficiaire. La personne que vous désignez recevra directement le bien; il ne sera pas versé en premier lieu à votre succession, où il pourrait entraîner des droits d’homologation. Assurez-vous de bien comprendre les conséquences fiscales associées à chaque situation. Vous voudrez peut-être informer chacun de vos bénéficiaires de vos plans.

    • Envisagez-vous de léguer de l’argent à un organisme de bienfaisance? Un tel legs peut contribuer à réduire les impôts dus sur votre succession. Veillez à expliquer votre démarche à vos enfants, afin qu’ils comprennent vos intentions.

    • Envisagez-vous de créer une fiducie pour vos enfants ou petits-enfants? Quel type de fiducie vous aidera-t-elle à minimiser les impôts exigibles? Vous voudrez peut-être en discuter en profondeur avec le bénéficiaire afin qu’il comprenne votre raisonnement. Les émotions sont souvent à fleur de peau lorsqu’il s’agit de fiducies; il faut donc éviter les surprises. Si vous ne savez pas par où commencer, votre équipe de conseillers peut vous guider tout au long du processus.

    • Vous avez une entreprise à transmettre à votre conjoint, à votre partenaire légal ou à vos enfants? Vous pouvez contribuer à réduire les impôts dus en établissant un plan. Une fois que vous aurez dressé votre plan, demandez à votre équipe de conseillers de venir rencontrer les membres de votre famille pour en discuter les détails.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Sachez que les parents ne veulent pas tous prendre les mesures qui s’offrent à eux pour réduire les impôts dus sur leur succession. De même, ils ne veulent pas tous augmenter leurs propres impôts pour réduire ceux qui s’appliqueront sur votre héritage.

    • Si vous cherchez une manière d’entamer la conversation concernant l’impôt sur la succession de vos parents, commencez par leur faire part de vos propres plans. Vous pourriez notamment mentionner ce que vous avez appris sur la désignation de bénéficiaires pour vos comptes d’investissement et sur l’incidence de cette désignation sur les impôts à payer.

    • Si vous craignez que vos parents n’aient pas prévu les impôts à payer sur leur succession, vous pourriez dire quelque chose comme suit : « J’ai entendu dire que de nombreuses successions paient trop d’impôts et de droits d’homologation; je veux juste m’assurer que ce n’est pas votre cas. Puis-je vous poser quelques questions concernant vos plans? »

    • Si vos parents se sont dotés d’un plan pour réduire les impôts à payer sur leur succession, vous pourriez leur demander s’ils accepteraient d’organiser une réunion avec vous et leur équipe de conseillers pour examiner les éléments du plan qui vous concernent le plus.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez La stratégie de transfert de biens [document en anglais seulement].

  • Léguer son patrimoine de son vivant consiste à donner de l’argent ou d’autres biens à vos enfants ou petits-enfants de votre vivant, au lieu de transmettre vos biens uniquement par testament. Il peut y avoir certains avantages, comme celui de voir les membres de votre famille en profiter. Ils pourraient être reconnaissants de l’aide reçue plus tôt dans leur vie, alors qu’ils ont peut-être davantage de besoins financiers. Il peut même y avoir des économies d’impôts et de frais. Voici comment entamer la conversation concernant ces décisions.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Demandez l’avis d’un expert en conseils juridiques et fiscaux avant de parler à vos enfants. Vous devez trouver un équilibre entre le transfert de votre patrimoine et la garantie de disposer d’assez d’argent pour votre retraite. Vos années de retraite pourraient être l’une des périodes les plus longues de votre vie.

    • Si vous décidez de laisser un héritage de manière anticipée, discutez-en avec vos enfants ou petits-enfants avant de prendre des mesures définitives. Demandez-leur ce qu’ils en pensent et si cela leur convient.

    • N’oubliez pas que les cadeaux peuvent aussi être non monétaires. Si vous donnez des objets de famille, des bijoux, des souvenirs ou des œuvres d’art de votre vivant, vous saurez que vos souhaits ont été réalisés. Par ailleurs, vous pouvez aussi faire don de vos œuvres d’art à des galeries ou à des musées pour que tout le monde puisse en profiter.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Il peut être délicat de discuter avec vos parents du choix du moment pour léguer l’héritage. Si vous êtes dans le besoin, vous pouvez leur demander s’ils envisageraient un prêt ou une avance pour vous aider. Sachez qu’un héritage, y compris un legs de son vivant, n’est pas un droit légal.

    • Soyez sensible aux sentiments de vos parents. Si vous avez des frères et sœurs, n’oubliez pas que vos parents doivent également tenir compte de ce qui est juste pour eux. Prenez du recul par rapport à la conversation si elle vous met mal à l’aise.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez La stratégie de transfert de biens [document en anglais seulement].

  • Certains biens, comme un chalet familial, peuvent entraîner des impôts lorsque vous les transférez à vos enfants. D’autres biens, comme l’argent liquide, votre résidence principale ou une assurance-vie, peuvent être cédés sans impôts à payer. Si vous avez comme objectif de répartir votre patrimoine de manière égale entre vos enfants, assurez-vous de tenir compte des impôts à payer sur chaque bien.

    Voici comment entamer la conversation concernant les impôts et leur incidence sur l’héritage de vos enfants.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Tout d’abord, parlez à votre équipe de conseillers, dont un fiscaliste, pour comprendre comment les impôts toucheront les biens que vous prévoyez de laisser à vos enfants. N’oubliez pas de vous renseigner sur les manières de réduire les impôts et les droits à payer au titre de votre succession, et si cela signifie que vous aurez plus d’impôts à payer.

    • Si vous envisagez de prendre des mesures pour équilibrer le fardeau fiscal entre vos enfants, pensez à leur faire part de vos intentions. Vous pouvez en parler avec chaque enfant séparément ou organiser une réunion de famille, selon ce qui vous convient le mieux.

    • Si vous envisagez d’ouvrir un compte conjoint avec un enfant d’âge adulte, assurez-vous de bien en comprendre les avantages et les risques. Vous devez également déterminer qui paiera les impôts sur les intérêts perçus.

    • Si vous prévoyez de recourir à une fiducie pour léguer un héritage, assurez-vous que vos enfants savent ce qu’est une fiducie, comment elle fonctionne et à quelles fins. Là encore, vous pouvez demander à votre équipe de conseillers de rencontrer la famille pour en discuter.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Vous pouvez attendre que le sujet soit abordé. Vous pouvez aussi trouver un moyen d’amorcer progressivement la conversation. Vous pourriez mentionner un article que vous avez lu ou expliquer que vous avez récemment discuté de la planification successorale avec votre conseiller financier. Vous pouvez aussi profiter d’un événement de la vie, comme la perte d’un emploi, un anniversaire important ou un divorce, pour aborder le sujet.

    • Si vos parents vous donnent des détails au sujet de leur succession, écoutez attentivement et posez des questions sur les impôts qui peuvent s’appliquer.

    • Pour obtenir des éclaircissements, demandez à vos parents s’ils peuvent fixer un rendez-vous avec leur équipe de conseillers pour que vous puissiez en discuter avec eux.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez La stratégie de transfert de biens [document en anglais seulement].

  • Il n’y a pas d’impôt sur les successions au Canada. Les biens personnels tels que l’argent, les bijoux, les œuvres d’art et les objets de famille peuvent tous être transférés à titre de cadeaux sans impôts à payer. Voici comment entamer la conversation sur le don de biens afin de réduire les impôts dus.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous souhaitez donner une importante somme d’argent à vos enfants d’âge adulte avant votre décès, demandez d’abord conseil à votre planificateur financier ou à votre fiscaliste. Parlez ensuite à vos enfants au sujet du cadeau que vous souhaitez leur faire et de ce qui vous motive. Demandez-leur ce qu’ils pensent de ce cadeau ou s’ils ont d’autres souhaits.

    • Si vous souhaitez donner des objets personnels, tels que des bijoux, des œuvres d’art ou des objets de famille, n’oubliez pas que vos enfants peuvent avoir ou non des liens affectifs avec ces objets. Si vous avez plus d’un enfant, l’un d’eux pourrait se sentir blessé si vous donnez l’objet à son frère ou à sa sœur. Parfois, la façon la plus équitable de procéder est de demander à vos enfants de tirer au sort et de choisir les objets à tour de rôle. Vous pouvez également changer l’ordre du tirage au sort chaque fois.

    • Vous pouvez également demander à vos enfants d’apposer des autocollants de couleur sur les objets personnels dont ils aimeraient hériter un jour. S’il y a plus d’un autocollant sur un objet, vous pouvez procéder à un tirage au sort.

    • Vous pouvez aussi envisager de léguer des objets personnels à vos enfants dans votre testament. Vous pouvez discuter de vos idées avec eux et décider ensuite de la façon dont vous souhaitez procéder. Envisagez de faire évaluer les objets de grande valeur pour en faciliter le partage entre vos enfants.

    • Assurez-vous que tous les membres de la famille savent qui reçoit quoi, afin d’éviter tout malentendu. Si vous prévoyez de donner un objet en cadeau, mettez-le par écrit.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • En général, il est préférable d’attendre que vos parents abordent la question des cadeaux.

    • Si vous êtes vraiment proche de vos parents, vous pouvez dire ceci : « Si personne d’autre n’en veut, ou si vous ne savez vraiment pas ce que vous voulez faire du piano familial, j’aimerais beaucoup l’avoir ».

    • Si vos parents veulent vous donner quelque chose dont vous ne voulez pas vraiment, réfléchissez bien avant de le refuser. Cela vaut-il la peine de les blesser? Dans la mesure où cela ne dérange pas les autres membres de la famille, vous pourriez le donner plus tard à quelqu’un qui l’appréciera davantage. Vous pourriez aussi échanger vos cadeaux avec un frère ou une sœur.

    • Si vos parents souhaitent vous faire don d’un bien immobilier, n’oubliez pas que des gains en capital peuvent s’appliquer, à moins que ce bien ne devienne votre résidence principale.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez La stratégie de transfert de biens [document en anglais seulement].

  • Si vous transférez certains biens à vos enfants avant votre décès, les impôts qui seraient autrement payés par votre succession deviendraient exigibles. Gardez deux choses à l’esprit :

    1. Le bien doit être transféré à une valeur raisonnable.

    2. Vous devez acquitter les impôts exigibles sur les gains accumulés au moment du transfert du bien même si vous le donnez en cadeau à vos enfants.

    Même si vos enfants veulent le bien en question, il s’agit de savoir s’ils peuvent se le permettre. Qui en paiera les impôts? Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Demandez à vos enfants s’ils aimeraient faire l’acquisition d’une propriété, d’une entreprise ou d’un autre bien de la famille à ce moment-là. Ce n’est pas parce que vous aimez le chalet que vos enfants l’aiment aussi. Aimeront-ils y passer du temps? Peuvent-ils se permettre de payer les frais de l’entretien courant et les impôts fonciers?

    • Si vous avez un bien ou une propriété que vous aimeriez partager entre plusieurs enfants, demandez à chacun d’eux ce qu’il pense de cet arrangement. Sont-ils certains qu’ils se partageront les dépenses et les frais d’entretien? Que se passera-t-il si l’un d’entre eux veut vendre sa part? Les autres enfants ont-ils les moyens de la racheter?

    • Si vos enfants souhaitent devenir propriétaires d’un bien, organisez une réunion avec votre équipe de conseillers afin d’obtenir des avis professionnels. Il pourrait y avoir d’autres options à envisager, notamment une propriété conjointe ou une fiducie.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • De nombreuses familles remettent la discussion à avoir au sujet de ce qu’il adviendra du chalet ou de l’entreprise familiale. Il est toutefois préférable d’organiser une réunion de famille et de mettre tout sur la table sans tarder.

    • Si vos parents veulent vous transférer un bien, n’oubliez pas que si vous voulez le vendre plus tard, vous devrez payer des impôts sur les gains en capital, à moins que le bien en question ne devienne votre résidence principale.

    • Il serait peut-être bon de consulter un conseiller financier pour savoir ce qu’il faut faire si vous recevez un bien de vos parents. Cette personne peut vous aider à déterminer les questions à poser et vous donner des suggestions sur la façon d’entamer la conversation.

    • Soyez honnête avec vos parents concernant votre situation financière et votre capacité à assumer la propriété d’un bien qu’ils vous proposent. Parfois, la meilleure solution consiste à vendre le bien et à faire en sorte que chaque enfant se partage le produit de la vente.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez La stratégie de transfert de biens [document en anglais seulement].

Planification financière de votre retraite 

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Pour bien planifier votre retraite, il se peut que vous ayez à mettre en équilibre une diversité de priorités, tout en tenant compte de nombreux impondérables. Si vous voulez laisser un héritage à vos enfants, par exemple, vous devez d’abord vous assurer que vous aurez suffisamment d’argent pour vivre une retraite confortable. En établissant votre plan, rappelezvous que vos dépenses au chapitre des soins de santé iront probablement en augmentant au fil des ans. L’inflation risque aussi de faire grimper les prix. Et si d’autres changements risquaient d’avoir une incidence sur votre plan?

Demandez des conseils financiers et dites à vos enfants que vous avez consulté des professionnels financiers pour établir votre plan.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur la planification de retraite? Lisez Prendre sa retraite en toute confiance 

Quels sujets fautil aborder?

  • Un départ à la retraite exige une planification minutieuse. Le montant du revenu dont vous aurez besoin dépendra du lieu où vous souhaitez vivre, de votre style de vie et de votre âge au moment de votre départ à la retraite. Il peut aussi varier selon que vous avez des personnes à charge ou des dettes (par exemple, une hypothèque) ou en raison d’autres facteurs. Vous devez aussi prévoir une hausse des prix (inflation) et des dépenses imprévues, notamment pour les soins de santé.

    Voici quelques conseils qui vous aideront à amorcer une discussion concernant la planification de votre revenu de retraite.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte

    • Quelques années avant la retraite, commencez à expliquer à vos enfants comment vous prévoyez vous constituer un revenu de retraite. Il est normal que vos enfants veuillent savoir si vous avez un plan de retraite et si vous aurez suffisamment d’argent pour vivre.

    • Si vous les aidez financièrement, faitesleur savoir si vous avez l’intention de continuer à le faire lorsque vous serez à la retraite. Plus vite vous les informerez d’un éventuel changement, mieux ce sera.

    • Sachez que vos objectifs de retraite sont peutêtre différents de ceux de vos enfants. Reconnaître ces divergences peut ouvrir la porte à des discussions sérieuses et bénéfiques. Ces discussions peuvent aussi vous aider à établir de solides bases qui favoriseront la compréhension mutuelle.

    • Un planificateur financier peut également être une ressource fiable et compétente pour vous guider dans cette discussion.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • Commencez par poser à vos parents des questions générales sur leur plan de retraite et demandezleur dans quelle mesure ils se sentent prêts, par exemple : « Parlezmoi de la vie que vous souhaitez avoir à la retraite. Avezvous l’intention de voyager? De déménager dans un logement plus petit? De travailler à temps partiel? De passer plus de temps avec vos petitsenfants? » Demandezleur ensuite s’ils ont reçu des conseils pour établir le montant dont ils auront besoin pour vivre une retraite confortable. Faitesleur comprendre que vous êtes là pour les aider.

    • Une recherche préalable vous permettra de leur signaler les programmes de revenu de retraite auxquels ils peuvent être admissibles. Évitez toutefois de leur donner des conseils, sauf s’ils vous en demandent.

    • Pensez à inviter les autres membres de la famille à se joindre à la discussion ou, à tout le moins, à les informer de votre intention de discuter avec vos parents de leur avenir financier.

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez Conseils pour la planification fiscale de la retraite : Sources de revenu de retraite

    OU

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez Prendre sa retraite en toute confiance

  • Certains parents souhaitent laisser un héritage à leurs enfants. Ils doivent toutefois se rappeler que cela ne soit pas se faire au détriment de leur bienêtre à la retraite.

    D’autres parents voient les choses autrement. Après avoir travaillé dur toute leur vie, ils se disent que la retraite est le moment de dépenser et de profiter pleinement de la vie et non de se soucier de léguer de l’argent ou d’autres biens à leurs enfants.

    Quelle que soit votre situation, vous devez communiquer clairement vos intentions à vos enfants afin d’éviter tout malentendu ou tout faux pas. Voici quelques conseils qui vous aideront à aborder le sujet.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte

    • Si vous avez l’intention de laisser un héritage à vos enfants, vous devez déterminer dans quelle mesure vous souhaitez les mettre au courant de votre plan. Certains parents pensent qu’il s’agit d’une information confidentielle qui ne doit être communiquée qu’au moment de leur décès. D’autres souhaitent mettre leurs enfants au courant de tous les détails afin de leur permettre de mieux planifier leur avenir.

    • Il serait peutêtre bon d’expliquer à vos enfants les motifs de votre décision pour qu’ils comprennent votre raisonnement. En établissant vos plans de retraite et de succession, vous devrez déterminer quels détails vous souhaitez dévoiler à vos enfants.

    • Si vous ne prévoyez pas laisser d’héritage à vos enfants, faitesleur savoir le plus rapidement possible. Vous ne voulez surtout pas qu’ils comptent sur un héritage qu’ils n’auront jamais. Si vous leur expliquez les motifs de votre décision, ils pourront comprendre et passer à autre chose. En général, les enfants sont heureux de savoir que leurs parents ont l’intention de jouir pleinement de leur retraite, surtout s’ils prévoient être en mesure de couvrir leurs dépenses, notamment les frais médicaux et ceux liés aux soins à long terme.

    • Si vous vous craignez la réaction de vos enfants ou si vous ne savez pas dans quelle mesure vous devez leur dévoiler votre plan, demandez à votre équipe de planificateurs de vous rencontrer en compagnie de vos enfants et de diriger la discussion.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • C’est rarement une bonne idée de demander directement à vos parents s’ils prévoient vous laisser un héritage ou combien ils veulent vous léguer. Cela peut être perçu comme de la cupidité ou un manque de sensibilité. Demandezleur plutôt ce qu’ils prévoient faire à la retraite et s’ils ont établi un plan de succession. Vous pourriez leur dire, par exemple : « Sans vouloir connaître tous les détails, j’aimerais simplement être en mesure de suivre vos directives comme vous le souhaitez. Ditesmoi ce que je peux faire pour vous aider. »

    • Si vos parents vous disent qu’ils ne sont pas certains de pouvoir vous laisser un héritage, soyez à l’écoute pour essayer de comprendre leur situation. Ditesleur que vous voulez simplement savoir s’ils envisagent l’avenir avec confiance et s’ils ont les moyens de vivre confortablement. Demandezleur s’ils ont consulté un conseiller financier, s’ils ont établi un plan de retraite et s’ils auront suffisamment de revenu pour les années à venir.

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez Conseils pour la planification fiscale de la retraite : Sources de revenu de retraite

  • Rembourser vos dettes à la retraite peut être une tâche difficile, surtout si votre revenu est inférieur à celui que vous gagniez sur le marché du travail. Dans bien des cas, c’est la succession qui devra rembourser les dettes que vous laisserez derrière vous. Cela peut avoir une incidence sur votre plan de transmission de votre patrimoine à votre décès.

    Il serait bon de discuter de votre situation avec vos enfants d’âge adulte, surtout si vous prévoyez leur transmettre un patrimoine par le biais de votre succession. Voici quelques conseils qui vous aideront à aborder le sujet.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte

    • Si vous avez l’intention de rembourser vos dettes à votre retraite, assurezvous qu’il vous restera suffisamment d’argent pour vivre confortablement. Consultez un conseiller financier qui vous aidera à établir un plan et faites savoir à vos enfants que vous avez consulté un professionnel à cette fin. Ils veulent savoir si vous vous en sortirez bien.

    • Si votre plan est de leur laisser une hypothèque ou toute autre dette à votre décès, y compris une hypothèque inversée, informezen vos enfants, surtout si cette décision risque d’avoir une incidence sur leur héritage. Dans la mesure du possible, essayez de leur éviter les surprises. Si vous leur expliquez votre situation, ils pourront comprendre et se préparer en conséquence.

    • Si vous n’êtes pas à l’aise d’aborder le sujet ou si vous ne savez pas quels détails de votre vous devez leur communiquer, demandez à votre équipe de planificateurs d’organiser une rencontre avec vous et vos enfants et de diriger la discussion.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • Si vous constatez que vos parents sont lourdement endettés au moment de leur départ à la retraite, c’est l’occasion de parler de leur avenir. Demandezleur s’ils ont consulté un planificateur financier. Le stress de l’endettement peut être très difficile à vivre pour vos parents. Montrezleur que vous vous souciez d’eux et que vous voulez les aider.

    • Pour aborder la question, attendez d’avoir suffisamment de temps devant vous afin d’être attentif à ce qu’ils ont à dire. Si vous êtes mal à l’aise d’aborder le sujet, parlezleur de vos propres dettes et des conseils que vous avez reçus pour les rembourser. Ou parlezleur d’un article que vous avez lu ou d’une émission que vous avez vue à la télévision portant sur l’endettement chez les personnes âgées.

    • Si vos parents vous avouent qu’ils craignent de ne pas être en mesure de rembourser leur dette de cartes de crédit, considérez cela comme un appel à l’aide. S’ils se montrent ouverts à la discussion, vous constaterez qu’ils seront probablement disposés à accepter votre aide au moment voulu.

    • Proposezleur de passer en revue leurs dépenses avec eux et de trouver des moyens de les réduire. Vous pouvez, par exemple, les aider à mettre en place un système de paiement automatique de leurs factures. Examinez leurs factures pour trouver des façons de réduire leurs dépenses. Parmi les solutions, il y a la vente de biens, comme une deuxième automobile, ou un déménagement dans un logement plus petit.

    • Demandez à vos parents de vous avertir s’ils envisagent de faire un changement majeur, par exemple s’ils veulent contracter un prêt hypothécaire inversé sur leur maison afin de payer leurs factures. Proposezleur d’examiner les documents, de faire une recherche ou de les accompagner chez un planificateur financier.

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez Conseils pour la planification fiscale de la retraite : Sources de revenu de retraite

  • Malgré les meilleures intentions du monde, certains Canadiens n’auront pas réussi à économiser suffisamment pour leur retraite et craignent de ne pouvoir payer leurs factures ou de devoir s’endetter. Il est d’autant plus important pour eux de s’informer des pensions et prestations gouvernementales auxquelles ils sont admissibles. Certains retraités devront trouver des moyens de générer des revenus, en sus de leurs économies, y compris de la valeur nette de leur maison. 

    Vous êtes sur le point de prendre votre retraite et vous craignez que vos économies ne suffisent pas? Informezen vos enfants dès que possible. Voici quelques conseils qui vous aideront à aborder le sujet.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte

    • Si vous ne savez pas si vous êtes admissible à une prestation gouvernementale, demandez à vos enfants de trouver de l’information et de vous aider à remplir votre demande.

    • Demandezleur de vous aider à passer en revue vos factures afin de trouver des façons de réduire vos dépenses courantes, par exemple, vos abonnements, vos factures de téléphone et de loisirs.

    • Informezles de votre intention de procéder à un changement majeur, par exemple de vendre votre maison ou votre automobile, de contracter un prêt hypothécaire inversé ou de déménager dans plus petit.

    • Si vous prévoyez leur demander de vous aider financièrement, évitez de les surprendre. Montrezleur vos documents financiers afin qu’ils puissent comprendre votre situation. Essayez de trouver une solution et d’envisager des changements qui vous permettront de réduire vos dépenses. Vous avez également l’option de générer des revenus, notamment en reportant votre départ à la retraite ou en vous trouvant un emploi à temps partiel qui vous assurera un revenu stable.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • Si vous avez l’impression que vos parents éprouvent des difficultés financières, essayez d’aborder le sujet en leur parlant de votre propre situation et de votre plan financier pour la retraite. Vous pourrez ensuite orienter la conversation sur leur situation à eux et leur demander comment ils se débrouillent, qu’ils soient sur le point de partir à la retraite ou qu’ils le soient déjà.

    • N’abordez pas la question à la sauvette. Choisissez un moment où tout le monde est détendu et dans de bonnes dispositions. Il est préférable de ne pas avoir cette discussion durant une fête ou une réunion familiale.

    • Si vos parents vous demandent de les aider financièrement, examinez d’abord votre propre situation financière et ditesleur franchement ce que vous êtes en mesure de leur offrir. S’agitil d’un besoin ponctuel pour une dépense soudaine et imprévue? Souhaitentils une aide mensuelle? Vous pourrez sans doute leur proposer des moyens de réduire leurs dépenses ou d’augmenter leur revenu en travaillant à temps partiel.

    • Si vous décidez d’aider financièrement vos parents, demandezleur de vous dresser un portrait complet de leur situation financière, notamment de leurs revenus, de leurs dépenses, de leurs dettes et de leurs économies. En examinant diverses solutions, il est important que vous établissiez clairement vos limites quant à ce que pouvez faire pour eux et ce que vous ne pouvez pas faire.

    • Si vous avez de la difficulté à aborder ces questions avec vos parents, allez rencontrer un conseiller financier ensemble. Avec l’aide d’un professionnel objectif et compétent, il vous sera plus facile d’en arriver à une solution équitable pour tout le monde.

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez Conseils pour la planification fiscale de la retraite : Sources de revenu de retraite

  • La pire inquiétude de nombreux Canadiens est d’épuiser toutes leurs économies de retraite. Il y a plusieurs façons d’établir un budget pour éviter de vous retrouver dans cette situation. La règle générale courante consiste à limiter à 4 % vos retraits sur votre compte d’épargneretraite au cours de votre première année de retraite. Les années suivantes, vous n’avez qu’à rajuster ce pourcentage en fonction de l’inflation.

    Vous trouverez de nombreux calculateurs en ligne pour vous aider à établir divers scénarios pour savoir combien de temps durera votre épargne. Vous pouvez également consulter un planificateur financier. Une saine gestion financière ne peut éliminer le risque de manquer d’argent à la retraite, mais elle peut le minimiser. 

    Voici quelques conseils qui vous aideront à amorcer une discussion concernant l’établissement et le rajustement de votre budget de retraite.

    Si vous êtes le parent d’enfants d’âge adulte

    • Il est peu probable que vos enfants souhaitent connaître tous les détails de votre budget de retraite. Ils souhaitent surtout savoir si vous avez établi un plan qui vous permettra de vivre confortablement.

    • Il serait peutêtre bon de leur expliquer comment vous avez fait vos calculs. Avezvous consulté un planificateur financier? Vous êtesvous basé la règle courante d’un taux de retrait de 4 %? Avezvous utilisé une autre formule consistant, par exemple, à limiter vos dépenses à un pourcentage de votre budget préretraite? Votre plan prévoitil un fonds d’urgence pour les dépenses imprévues, comme les frais médicaux?

    • Si vous considérez que vos enfants font partie de votre équipe de soutien, mettezles à jour sur votre situation. Comment arrivezvous à respecter votre plan initial? Vos dépenses sontelles en hausse ou en baisse? Cet exercice vous aidera à apporter des changements ou à demander de l’aide si jamais vous en avez besoin plus tard?

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • Si vous craignez que vos parents épuisent leurs économies, n’essayez pas d’entrer dans les détails. Posezleur plutôt des questions générales, par exemple, « Avezvous pensé à ce que sera votre retraite? » Cela les amènera à réfléchir et, idéalement, à vous parler de la vie qu’ils souhaitent avoir plus tard.

    • Expliquezleur clairement que si vous vous informez de leur plan financier, c’est parce que vous prenez leurs intérêts à cœur.

    • Soyez attentif aux signaux qu’ils vous enverront. Par exemple, s’ils vous disent qu’ils aimeraient pouvoir voyager, mais qu’ils n’en ont pas les moyens, cela peut vouloir dire qu’ils n’ont pas accumulé suffisamment d’économies pour leur retraite. Vous pourriez alors leur proposer de les aider à trouver des moyens de réaliser leurs souhaits. Cela vous permettrait de mieux comprendre leur situation financière.

    • Avec l’âge, il se peut que vos parents aient besoin d’aide pour gérer leurs finances. Idéalement, vous devriez pouvoir en discuter avec eux et trouver une solution avant qu’ils se retrouvent en difficulté.

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez Conseils pour la planification fiscale de la retraite : Sources de revenu de retraite

  • De nombreux parents sont heureux d’aider financièrement leurs enfants adultes, surtout quand ces derniers se lancent dans une carrière modestement rémunérée. Il est toutefois important de ne pas leur donner l’argent dont vous aurez besoin à la retraite. Voici quelques conseils qui vous aideront à amorcer une discussion au sujet de vos limites financières.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte

    • Si le fait d’aider vos enfants compromet votre plan de retraite, vous devez les mettre au courant. Avant d’aborder le sujet, préparezvous en établissant un plan qui vous permettra de réduire cette aide financière ou d’y mettre fin. Donnez à vos enfants le temps de se préparer aux changements qui s’imposent. Plus le changement est important, plus il leur faudra du temps pour s’y préparer.

    • Soyez prêts à entendre des réactions positives et négatives de la part de vos enfants quand vous les mettrez au courant de votre nouveau plan. Rassurezles en leur disant que ce n’est pas une punition, mais un changement nécessaire qui permettra à tout le monde de s’approprier cette étape de leur vie. Il leur sera plus facile d’accepter la réduction de l’aide s’ils en comprennent les raisons.

    • Proposezleur de les aider d’une autre façon, par exemple dans leur recherche d’un emploi ou d’un emploi mieux rémunéré ou encore, en mettant à contribution votre réseau d’amis. Il se peut que vos enfants refusent votre aide, mais vous pouvez toujours leur offrir un soutien affectif.

    • Faites savoir à vos enfants que vous les aiderez si jamais ils traversent une période difficile. Vous devez toutefois leur signifier clairement que vous le ferez pour couvrir une dépense précise, par exemple un retour aux études, et non pour payer leurs factures. Veillez à bien documenter tous les prêts.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • Si vous dépendez financièrement de vos parents, vous devez être conscient que lorsqu’ils seront à leur retraite, il leur sera plus difficile de vous aider parce qu’ils auront moins de revenus. Soyez attentif à certains signaux : reportentils leur départ à la retraite ou envisagentils de vendre leur maison pour alléger leur fardeau financier? Si vous décelez ces signaux, cela veut dire que le moment est venu de faire des changements.

    • Avant d’aborder le sujet avec vos parents, établissez un plan. Fixezvous des échéances pour chaque étape. Mettez ensuite vos parents au courant de votre plan et demandezleur s’ils peuvent vous soutenir durant la période de transition. Soyez ouvert à toutes leurs suggestions.

    • Si vos parents abordent le sujet en premier, demandezleur de vous donner du temps pour y réfléchir. Fixezvous une date pour en parler et établissez un plan en prévision de cette discussion.

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez Conseils pour la planification fiscale de la retraite : Sources de revenu de retraite

Placements

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Si vous êtes comme beaucoup de Canadiens, vous épargnez et placez votre argent depuis de nombreuses années dans le but d’avoir suffisamment d’argent à la retraite. Une fois à cette étape de votre vie, vous pourriez devoir puiser dans vos économies pendant deux ou trois décennies. Selon Statistique Canada, les Canadiens vivent en moyenne près de 20 ans à la retraite.

Comment faire pour que votre argent dure le plus longtemps possible? Si vous placez votre argent, l’une des tâches les plus importantes consiste à déterminer la répartition appropriée de vos actifs. En termes simples, la répartition des actifs représente la façon dont vous divisez vos économies entre différents types de placements (actions, obligations et liquidités). 

Il peut être utile de faire appel à un conseiller financier pour trouver la combinaison qui vous convient le mieux. En effet, un conseiller peut vous aider à vous assurer que vos actifs correspondent à vos objectifs, à vos besoins en matière de revenu et à votre tolérance au risque. Un conseiller peut également réduire au minimum les impôts sur vos placements que vous devrez verser.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les stratégies de placement à la retraite? Consultez Aborder la retraite en toute confiance ou Cinq astuces pour vous aider à gérer vos finances à la retraite.

Quels sujets faut-il aborder?

  • De nombreux Canadiens se tourneront vers des placements qui génèrent un revenu au moment de leur retraite. D’autres souhaiteront se concentrer sur la préservation de leur capital et éviter les pertes. D’autres encore craindront d’épuiser leurs économies et voudront continuer à investir dans une perspective de croissance.

    Comme votre épargne-retraite devra peut-être durer de 20 à 30 ans, voire plus, il se peut que vous deviez trouver une combinaison équilibrée, que ce soit en utilisant une seule ou plusieurs de ces stratégies. Voici comment entamer une conversation pour trouver les stratégies qui conviennent le mieux à votre situation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • En faisant part à vos enfants de vos réflexions concernant la manière de placer votre argent, vous pouvez grandement les aider à en apprendre sur le sujet. Pour commencer, vous pouvez parler de vos objectifs financiers, et des leurs. Parlez ensuite des placements qui pourraient s’avérer les plus avantageux et pourquoi.

    • Il peut être rassurant pour vos enfants de savoir que vous avez obtenu des conseils d’un professionnel pour sélectionner vos placements de retraite. Si vous avez un conseiller financier, vos enfants pourraient le rencontrer pour en savoir plus sur vos projets de retraite ou de placement en général.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Au moment où vos parents se préparent en vue de la retraite, apprenez à les connaître en tant qu’investisseurs. Vous pouvez leur demander : « Les fluctuations du marché vous inquiètent-elles? Craignez-vous que votre épargne ne dure pas assez longtemps? Avez-vous pensé à l’inflation? Allez-vous placer votre argent dans des actions même si cela pose un risque plus élevé de pertes? Essayez-vous plutôt de réduire le risque et d’éviter les pertes? »

    • Il est normal de se demander comment vos parents préparent leur portefeuille de placement en vue de la retraite. Vous pouvez leur demander : « Pensez-vous différemment maintenant à la façon dont vous placez votre argent? Souhaitez-vous réduire le risque de pertes? Générer un revenu mensuel? Ou est-ce que la croissance demeure une priorité? »

    • Si vos parents sont prêts à vous parler de leur portefeuille, demandez-leur quels changements ils ont apportés pour aligner leur plan sur leurs objectifs et leur profil d’investisseur. Selon eux, quels sont les placements qui leur conviennent le mieux pour la retraite, et pourquoi?

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Aborder la retraite en toute confiance.

  • Certains Canadiens qui s’approchent de la retraite veulent réduire le risque de pertes lorsqu’ils investissent. Ils peuvent transférer leur argent vers des placements à revenu fixe, ou même en espèces. Sachez toutefois que ce type de placements présente un autre genre de risque : le risque d’inflation. Si le taux d’intérêt de votre obligation, CPG ou compte d’épargne à intérêt élevé est inférieur au taux d’inflation, vous perdrez de votre pouvoir d’achat chaque année.

    Voici comment entamer une conversation pour déterminer si les placements à faible risque vous conviennent.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Demandez à vos enfants s’ils investissent actuellement dans des liquidités ou des placements à faible risque, et pourquoi. La même stratégie fonctionnerait-elle dans votre cas? En quoi vos objectifs financiers sont-ils différents? Parlez de la différence entre investir à long terme et investir à court terme.

    • Avez-vous consulté un conseiller financier au sujet de placements à faible risque en vue de votre retraite? A-t-il passé en revue différents scénarios avec vous pour que vous compreniez bien la façon dont votre portefeuille évoluera au fil du temps? Faites part de ce que vous avez appris à vos enfants. Ils seront contents d’apprendre que vous avez placé votre argent de manière à mieux financer votre retraite à long terme.

    • Si vous avez rempli un questionnaire d’évaluation des risques avec votre conseiller, vous pourriez également le montrer à vos enfants et en parler avec eux.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vos parents ont investi une grande partie de leurs économies dans des placements à faible risque, vous pourriez leur demander : « Quelle sera l’incidence sur votre revenu une fois que vous serez à la retraite? Avez-vous pensé à l’impact de l’inflation? Craignez-vous d’épuiser votre épargne-retraite? »

    • Demandez à vos parents s’ils ont mis de côté suffisamment de liquidités pour au moins deux ans de dépenses. Cela garantit qu’ils disposent du revenu nécessaire à court terme. Cela ne les empêche pas de placer une partie de leur portefeuille dans des actions qui présentent un potentiel de croissance plus élevé.

    • Demandez à vos parents s’ils ont reçu des conseils d’un professionnel pour déterminer si les placements à faible risque leur conviennent. Sont-ils convaincus d’être en mesure de financer le type de retraite qu’ils souhaitent au cours de prochaines décennies?

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Aborder la retraite en toute confiance.

  • Dans les comptes de placement non enregistrés, les impôts sur les dividendes canadiens, les gains en capital et le rendement du capital sont moins élevés que les impôts sur le revenu en intérêts. Cela signifie que vous avez la possibilité de reporter l’impôt à payer si vous retardez l’encaissement des placements qui rapportent des intérêts. Il convient de noter que cet avantage s’applique rarement aux comptes enregistrés, dont les REER et les FERR. Les retraits de ces comptes enregistrés sont imposés comme un revenu à votre taux d’imposition marginal.

    Il est important de comprendre les impôts sur le revenu de vos placements. Avec une bonne planification, vous pouvez conserver une plus grande part de ce que vous gagnez en tant qu’investisseur. Voici comment entamer une conversation au sujet des différentes stratégies fiscales.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Avez-vous fait une planification fiscale pour vos placements, notamment pour les retraits que vous ferez une fois à la retraite? Faites part de vos connaissances à vos enfants. Rappelez-leur que le fardeau fiscal rattaché à ces actifs pourrait leur incomber un jour, lorsqu’ils hériteront de votre patrimoine. Assurez-vous qu’ils sont au fait des impôts à payer sur les différentes sources de revenus de placements, soit les intérêts, les dividendes et les gains en capital.

    • Faites part de toute stratégie de planification fiscale que vous suivez pour réduire ou reporter l’impôt sur vos placements. Si vous avez un conseiller financier, vous pourriez lui demander de parler à vos enfants de la façon de se préparer pour l’impôt sur les placements.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Faites savoir à vos parents que vous aimeriez en apprendre davantage sur les façons de réduire les impôts sur les placements. Demandez-leur ce qu’ils font et s’ils ont obtenu des conseils d’un professionnel.

    • Si vos parents n’ont envisagé aucune planification fiscale, proposez-leur de les aider à trouver le nom de quelques fiscalistes qu’ils pourront consulter. Si vous en connaissez un que vous aimez bien et en qui vous avez confiance, proposez de le leur présenter.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Aborder la retraite en toute confiance.

  • Déterminer la meilleure façon de léguer des placements à vos enfants peut être complexe. Il est toujours bon de faire appel à un professionnel qualifié, surtout si votre succession se compose de plusieurs types d’actifs. Vous pourrez ensuite fournir l’information relative à votre planification fiscale à vos enfants selon les besoins. Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    Informez vos enfants que vous comptez leur léguer des actifs et de ce que cela implique sur le plan fiscal.

    • Si vous laissez le produit de votre REER ou FERR à vos enfants, vous pouvez simplement les désigner comme bénéficiaires du compte. Faites-leur savoir que le montant est pleinement imposable à titre de revenu dans votre dernière déclaration de revenus et dites-leur comment vous avez préparé votre succession pour couvrir ces impôts. À titre d’exemple, les impôts à verser pourraient être payés à partir des fonds dans votre REER ou FERR. Sachez que s’il n’y a pas suffisamment de fonds dans votre succession pour payer les impôts, vos enfants pourraient être personnellement responsables de l’impôt dû.

    • Si vous laissez le produit de votre CELI à vos enfants, vous pouvez ici aussi les désigner comme bénéficiaires du compte. Dans bien des cas, aucun impôt ne s’applique. Le compte leur sera simplement transféré de votre compte.

    • Si vous détenez d’autres actifs non enregistrés, il se peut que vous puissiez les léguer sous la forme d’un don à vos enfants ou petits-enfants. Dans certains cas, il vous est possible de transférer le don dans un CELI ou REEE afin de réduire l’impôt sur les revenus de placement.

    • Si vous souhaitez transférer des gains en capital et des revenus de placement de comptes non enregistrés à des membres de votre famille qui gagnent un plus faible revenu, demandez des conseils financiers au sujet des fiducies familiales discrétionnaires. Cette stratégie requiert des conseils d’un professionnel, mais peut réduire les impôts annuels tout comme les impôts à payer à votre décès. Après avoir consulté un fiscaliste, vous pourriez organiser une réunion familiale afin qu’il puisse offrir de l’information à vos enfants.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Demandez à vos parents s’ils ont pensé à l’impôt à payer sur leur succession. Pour entamer la conversation, vous pourriez parler d’un reportage dans les nouvelles où il était question d’une personne qui n’avait pas reçu de conseils fiscaux pour sa succession, et de ce qui lui est arrivé.

    • Faites des recherches sur les manières dont vos parents pourraient couvrir les impôts à payer sur leur succession et parlez-en avec eux. À titre d’exemple, seraient-ils en mesure de souscrire une police d’assurance vie pour payer les impôts? Si la réponse est non, est-ce que vous (et vos frères et sœurs, le cas échéant) pourriez payer cette police d’assurance afin de protéger votre héritage?

    • Vous pourriez aussi demander à vos parents s’ils ont reçu des conseils d’un fiscaliste. S’ils sont à l’aise de présenter les détails de leur plan, vous pourriez suggérer que tous se rencontrent avec leur fiscaliste.

  • Le choix de votre répartition d’actifs est l’une des décisions les plus importantes que vous aurez à prendre en tant qu’investisseur. C’est ce qui détermine l’équilibre entre le risque et le potentiel de croissance dans votre portefeuille. À la retraite, une stratégie axée sur la prudence peut vous aider à préserver votre patrimoine et à éviter les pertes. À l’opposé, une stratégie axée sur la croissance peut hausser votre rendement, mais augmente aussi le risque de pertes.

    Comment faire pour savoir quelle stratégie vous convient le mieux? Voici comment entamer une conversation sur la façon de choisir sa répartition d’actifs.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Autrefois, les retraités optaient pour des placements très prudents pour ne pas risquer de perdre l’argent dont ils pourraient avoir besoin. Maintenant que les gens vivent 30 ans à la retraite, voire plus, il est plus courant de les voir continuer à investir au moins une partie de leur épargne afin de la faire fructifier. Vos enfants seront heureux d’apprendre que vous avez trouvé le bon équilibre entre la sécurité et la croissance pour votre épargne-retraite. Pouvez-vous accéder rapidement à des liquidités si vous en avez besoin pour vos dépenses? Si vous êtes à l’aise d’en parler, dites à vos enfants quelle répartition d’actifs vous avez choisie, et pourquoi.

    • Si vous avez consulté un conseiller financier pour vous aider à déterminer votre répartition d’actifs, faites-le savoir à vos enfants. Vous pourriez leur expliquer comment vous êtes arrivé à ce plan et si vous prévoyez le revoir régulièrement.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Pour entamer une conversation, vous pouvez par exemple demander à vos parents ce qu’ils pensent de leurs placements en général au moment de leur retraite. Vous pouvez leur demander : « Les marchés vous inquiètent-ils? Craignez-vous qu’une trop grande partie de votre argent soit à risque? Êtes-vous inquiets de l’inflation et de l’augmentation du coût de la vie? » Ces questions peuvent conduire naturellement à une discussion sur les mesures qu’ils prennent pour gérer ces préoccupations.

    • Si vos parents sont à l’aise de parler plus en détail de leurs placements, vous pourriez leur demander comment ils ont réparti leur portefeuille entre les classes d’actif. Pourquoi ont-ils opté pour cette répartition d’actifs? Ont-ils eu des conseils d’un professionnel? Que comptent-ils faire s’ils n’obtiennent pas les résultats qu’ils espéraient?

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Aborder la retraite en toute confiance.

  • L’un des moyens que les gens utilisent le plus souvent pour évaluer le travail de leur conseiller financier consiste à comparer le rendement de leurs placements à une référence appropriée, comme un indice boursier. Il existe pourtant d’autres mesures à prendre en considération. Où en êtes-vous dans la réalisation de vos objectifs financiers les plus importants? Obtenez-vous le revenu de retraite dont vous avez besoin? Parvenez-vous à limiter l’impôt sur vos placements?

    Qu’en est-il des éléments plus difficiles à mesurer, comme l’efficacité des communications? Voici comment entamer une conversation au sujet des services que vous avez reçus de votre conseiller financier.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    Si vos placements sont gérés par un professionnel, vous pourriez informer vos enfants que vous êtes satisfait des services reçus. Comment évaluez-vous votre conseiller? Y a-t-il des aspects dont vous êtes plus satisfaits? Moins satisfaits?

    Si quelque chose vous préoccupe, vous pourriez demander à vos enfants comment vous devriez, selon eux, en parler à votre conseiller financier. Pensent-ils que la situation pourrait être améliorée? Ou le moment est-il peut-être venu de trouver un nouveau conseiller?

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    Avez-vous des raisons de vous inquiéter de la qualité des services que vos parents reçoivent de la part de leur conseiller financier? Pour en savoir plus, demandez-leur la mesure dans laquelle ils sont satisfaits des services qu’ils reçoivent. Y a-t-il un problème qui nuit au rendement de leur portefeuille? Recommanderaient-ils leur conseiller à quelqu’un d’autre?

    Si vous relevez un problème, demandez à vos parents s’ils pensent être en mesure de travailler avec leur conseiller pour améliorer la situation. Demandez-leur des précisions. À titre d’exemple, s’ils souhaitent une meilleure communication de la part de leur conseiller, qu’est-ce qu’ils aimeraient voir changer? Voudraient-ils que leur conseiller communique avec eux plus fréquemment? Ou s’agit-il d’un problème de clarté dans la communication?

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Optimisez votre relation avec votre conseiller.

Assurance-vie

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La plupart des Canadiens aimeraient laisser à leur famille ou à des organismes de bienfaisance la plus grande part possible du patrimoine qu’ils ont durement gagné. Ils aimeraient également être prêts à payer les coûts des soins de santé dont ils pourraient avoir besoin à mesure qu’ils vieilliront. Une assurance peut vous aider dans les deux cas. 

  • Une assurance-vie peut vous aider à transférer votre patrimoine de manière efficace en couvrant les impôts dus sur votre succession.

  • Une assurance-maladie peut vous aider à payer les coûts des médicaments sur ordonnance, des soins de la vue, des soins dentaires, et plus encore. Une assurance contre les maladies graves et une assurance soins de longue durée peuvent vous apporter une aide financière si vous tombez gravement malade ou si vous ne pouvez plus vivre de façon autonome.

Un agent d’assurance agréé peut vous aider à choisir le type d’assurance qui vous convient.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les assurances? Consultez L’assurance : un outil essentiel de gestion du risque.

Quels sujets faut-il aborder?

  • En règle générale, l’assurance-vie sert à remplacer le revenu si un membre de la famille décède ou encore à rembourser une dette. Elle peut aussi servir à d’autres fins :

    • Pour couvrir les impôts et les frais dus sur votre succession.

    • Pour ajouter de la valeur à votre patrimoine.

    • Dans certains cas, pour compléter le revenu à la retraite par un emprunt sur l’assurance.

    Que voulez-vous tirer de votre assurance-vie? Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous avez une assurance-vie, expliquez à vos enfants la place qu’elle occupe dans votre plan financier. Pourquoi avez-vous choisi ce type d’assurance? Avez-vous obtenu des conseils professionnels?

    • Il est facile de commettre des erreurs quand il s’agit d’assurance. Vous pourriez par exemple choisir le mauvais type d’assurance. Ou une assurance insuffisante. Un agent d’assurance peut vous aider à créer un plan qui vous permettra de laisser un plus gros héritage à vos proches ou à des organismes de bienfaisance. Si vous êtes à la recherche d’un agent d’assurance, demandez à vos enfants s’ils peuvent vous en recommander un.

    • Si vous comptez sur les dividendes que rapporte votre assurance pour en payer les primes, sachez que le versement de dividendes n’est pas garanti. Si vous touchez un dividende inférieur ou n’en touchez pas à un moment donné, il vous faudra peut-être emprunter pour payer les primes ou encore puiser dans vos économies.

    • Si vous prévoyez de vous servir de votre assurance-vie pour couvrir les impôts dus sur votre succession, assurez-vous que vos bénéficiaires sont d’accord. Ils doivent comprendre ce qui se passera s’ils utilisent l’argent à une autre fin. Votre exécuteur testamentaire sera-t-il contraint de vendre une autre propriété ou d’encaisser des placements pour acquitter les impôts à un moment où les marchés sont en baisse?

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Vous demandez-vous si vos parents disposent d’un plan pour acquitter les impôts de leur dernière déclaration de revenus et les frais de leur succession? Demandez-leur s’ils ont parlé à un agent d’assurance et s’ils ont souscrit une assurance-vie. S’ils veulent obtenir des conseils, dites-leur si vous pouvez leur recommander quelqu’un.

    • Demandez à vos parents s’ils ont envisagé de se servir d’une assurance-vie comme stratégie pour couvrir les frais de succession et les impôts exigibles au titre de leur dernière déclaration de revenus. La planification d’une assurance-vie peut profiter à une succession, si petite soit-elle. Renseignez-vous et faites part à vos parents de ce que vous avez appris.

    • Pour lancer la conversation, vous pouvez par exemple parler de gens qui ont utilisé leur assurance-vie pour couvrir les impôts de leur dernière déclaration de revenus ou les frais de leur succession. Ou bien, parlez du cas d’une personne qui n’avait pas de plan pour sa dernière déclaration de revenus et expliquez comment cela s’est répercuté sur ses proches.

    • Si vos parents ont souscrit une assurance-vie, demandez-leur où ils ont inscrit le nom de l’assureur ainsi que le numéro de leur police.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez L’assurance : un outil essentiel de gestion du risque.

  • La plupart des sommes versées par une assurance-vie ne sont pas imposables, que l’assurance soit temporaire ou permanente. Des impôts peuvent cependant s’appliquer dans certains cas, notamment :

    • Vous ne désignez pas de bénéficiaire ou l’indemnité de décès est versée à votre succession.

    • Vous avez accumulé des fonds au titre votre assurance-vie permanente.

    Il est important de planifier pour éviter les erreurs coûteuses. Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Il vous sera plus facile de parler de votre assurance-vie et de vos impôts si le sujet est abordé dans le cadre d’une conversation générale sur vos plans successoraux. Vous pouvez commencer par dire quelque chose comme suit : « J’ai/nous avons discuté avec un agent d’assurance. J’aimerais/nous aimerions vous faire part de nos réflexions ».

    • Il est parfois utile de demander à un membre de votre équipe de conseillers de présenter à votre famille vos plans financiers. Un agent d’assurance peut expliquer ce que signifie pour votre enfant le fait d’être bénéficiaire d’une police d’assurance-vie. Il peut également répondre à des questions précises concernant les impôts exigibles sur l’assurance-vie.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Il est parfois plus facile de parler d’assurance-vie avec vos parents dans le cadre de la planification financière qu’ils effectuent à différentes étapes de leur vie. Par exemple, vous pouvez entamer la conversation en disant : « Je me suis renseigné sur l’assurance-vie dernièrement. En avez-vous une? Envisagez-vous des changements à votre retraite? »

    • Pour en savoir plus, posez quelques questions à vos parents concernant leurs plans. Quel type de police d’assurance-vie ont-ils souscrit? Ont-ils vérifié si des impôts s’appliqueront sur l’indemnité de décès? Ont-ils désigné un bénéficiaire?

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Protéger votre patrimoine par l’assurance.

  • Il peut être utile de faire savoir à vos bénéficiaires qu’ils sont désignés dans une police d’assurance-vie. Vous pouvez en parler dans le cadre d’une conversation générale sur vos plans successoraux. Voici comment aborder le sujet.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Avez-vous l’intention de désigner vos enfants comme bénéficiaires de votre assurance-vie ou comme bénéficiaires supplémentaires de votre conjoint ou partenaire légal? Si c’est le cas, dites-le-leur. Assurez-vous qu’ils savent où trouver les renseignements sur la police et à qui s’adresser.

    • Vous pouvez également leur expliquer comment la désignation de vos enfants à titre de bénéficiaires vous permet d’atteindre des objectifs financiers importants, notamment le legs d’un héritage plus important ou la réduction des impôts sur votre succession.

    • Vous pouvez également informer vos enfants si vous ne les désignez pas comme bénéficiaires. Désignez-vous une autre personne ou un organisme de bienfaisance? Pourquoi avez-vous pris cette décision? Quelle en sera l’incidence sur l’impôt à payer sur votre succession?

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vous avez été désigné comme bénéficiaire, vous devez savoir où trouver une copie de la police.

    • Vous pouvez aussi poser quelques questions à vos parents concernant les raisons pour lesquelles ils ont souscrit cette assurance. L’indemnité de décès servira-t-elle à acquitter les impôts ou les frais sur leur succession, ou sera-t-elle destinée à votre usage personnel?

  • Oui. Si vous avez plusieurs enfants, vous pouvez tous les désigner comme bénéficiaires de la même police. Votre compagnie d’assurance divisera l’indemnité de décès en parts égales entre eux. Vous pouvez également préciser dans votre testament comment vous souhaitez la répartir.

    Une autre option consiste à partager l’indemnité de décès entre vos enfants, votre conjoint ou partenaire de vie ou un organisme de bienfaisance. Voici comment entamer la conversation au sujet de vos plans si vous avez plusieurs bénéficiaires.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous désignez vos enfants comme bénéficiaires, dites-leur si vous avez désigné quelqu’un d’autre. Si l’assurance ne constitue qu’une partie de leur héritage, assurez-vous qu’ils sont au courant de l’ensemble du plan.

    • Vous pouvez aussi faire savoir à vos enfants si vous aviez une raison particulière de diviser l’indemnité de décès et si vous l’avez divisée de manière égale ou non. Il se peut qu’ils ne soient pas d’accord avec votre décision; soyez donc prêt à écouter leur point de vue. Vous n’êtes pas obligé de changer vos plans, mais au moins, vous aurez eu une conversation ouverte à ce sujet.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vous apprenez que vos parents ont désigné plusieurs bénéficiaires dans leur assurancevie, vous voudrez peut-être poser quelques questions pour comprendre leurs plans. Par exemple, répartissent-ils l’indemnité de décès de manière égale entre leurs enfants? Sinon, procèdent-ils ainsi pour égaliser l’héritage entre leurs divers enfants?

    • En fin de compte, ce n’est pas à vous de décider ce qu’ils font de leur assurance. Cependant, si vous avez des préoccupations ou des suggestions, vous pouvez leur en faire part s’ils sont ouverts à vos idées.

  • Les familles changent au fil du temps. Vos responsabilités aussi. Si votre situation de vie ou votre situation financière change, vous voudrez peut-être changer le bénéficiaire de votre assurance-vie. Par exemple, que faites-vous si le bénéficiaire que vous avez choisi décède? Si vous divorcez ou vous vous remariez? Si vos intentions changent? Y a-t-il un organisme de bienfaisance auquel vous aimeriez maintenant verser une partie ou la totalité de votre indemnité de décès?

    Voici comment entamer une conversation sur le changement de bénéficiaire.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Vous pouvez changer un bénéficiaire révocable à tout moment sans le lui dire. Toutefois, vous voudrez peut-être l’en informer afin d’éviter les mauvaises surprises à une date ultérieure. Vous pourrez ainsi en profiter pour expliquer pourquoi vous effectuez ce changement.

    • Si vous voulez changer un bénéficiaire irrévocable, vous devez obtenir son autorisation par écrit. Ce sera en grande partie la nature de votre relation avec votre enfant et les raisons qui vous poussent à procéder au changement qui détermineront si vous réussirez à obtenir cette autorisation. Si vous avez une nouvelle responsabilité dans votre vie, une nouvelle personne à charge par exemple, il sera peut-être plus facile pour votre enfant de comprendre votre raisonnement.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Demandez à vos parents quand ils ont vérifié pour la dernière fois qui étaient les bénéficiaires désignés de leur assurance-vie et de leurs autres comptes. Il sera peut-être plus facile d’aborder le sujet lorsque vous discutez d’autres aspects de leurs plans financiers. Vous pouvez aussi mentionner que vous étiez en train de mettre à jour vos documents et que vous vous êtes rendu compte que vous deviez mettre à jour vos bénéficiaires.

    • Si vos parents ont besoin de votre autorisation pour vous retirer de la liste des bénéficiaires, vous pouvez leur demander de vous expliquer leur raisonnement. Si vous n’êtes pas ravi de leur décision, n’oubliez pas que, dans de nombreux cas, vos parents peuvent légalement changer de bénéficiaire. Demandez conseil avant d’entamer une poursuite.

  • Vos besoins en matière d’assurance-vie peuvent évoluer au fil des ans, à mesure que votre situation familiale change. Même si vous êtes célibataire et que personne ne dépend de vous financièrement, une assurance-vie peut vous aider à rembourser vos dettes ou à acquitter les impôts de votre dernière déclaration de revenus. Vous pouvez également utiliser l’assurance-vie pour laisser de l’argent à un organisme de bienfaisance de votre choix. Il s’agit surtout de déterminer si le coût de l’assurance l’emporte sur ses avantages.

    Voici comment entamer une conversation sur vos intentions.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • L’examen de votre assurance-vie peut offrir une bonne occasion d’avoir une conversation générale sur votre avenir financier avec vos enfants. Vous voudrez peut-être obtenir l’avis d’un spécialiste avant de modifier ou d’annuler une police d’assurance-vie. Dites à vos enfants si vous avez consulté un planificateur financier, un agent d’assurance ou un avocat.

    • Pensez à informer vos enfants de votre intention de modifier ou d’annuler votre police et de la manière dont cela s’inscrit dans votre planification financière, surtout s’ils sont désignés comme bénéficiaires.

    • Si vos primes sont élevées, vous pouvez choisir de résilier votre police d’assurance de façon anticipée et de recevoir un paiement. N’oubliez pas que dans ce cas, vous risquez de toucher une indemnité réduite.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vous remarquez un changement dans la situation financière de vos parents, demandez-leur s’ils ont pensé à mettre à jour leur plan de succession et leur assurance-vie.

    • Si vos parents ont une assurance-vie et veulent cesser de payer les primes, discutez des avantages et des inconvénients d’une éventuelle prise en charge par vous. L’indemnité de décès pourra aider à acquitter les impôts sur la succession de vos parents et protégera ainsi votre héritage.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez L’assurance : un outil essentiel de gestion du risque.

  • Au Canada, nous disposons d’un système de soins de santé solide financé par l’État. Or, l’espérance de vie accrue, la hausse des coûts des soins de santé et les soins de longue durée sont autant d’éléments qui peuvent avoir un impact important sur votre épargne-retraite et votre style de vie. Une assurance peut vous procurer une aide financière de trois manières importantes :

    • L’assurance-maladie vous aide à couvrir les coûts des médicaments d’ordonnance, des soins de la vue, des soins dentaires, etc. Ces coûts ne sont pas toujours couverts par l’assurance-maladie de votre province.

    • L’assurance contre les maladies graves prévoit le versement d’une somme forfaitaire non imposable si vous contractez certaines maladies graves.

    • L’assurance de soins de longue durée peut vous apporter une aide financière si vous ne pouvez plus vivre de manière indépendante.

    Il peut être difficile de réfléchir à vos besoins en matière de soins de santé qui évolueront dans les années à venir. Voici comment entamer la conversation sur le recours à une assurance pour aider à couvrir de tels coûts.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Réfléchissez d’abord aux aspects de votre vie pour lesquels vous pourriez avoir besoin d’une assurance-maladie. Quelles dépenses pourriez-vous avoir à engager qui ne sont pas couvertes par les régimes d’assurance-maladie publics et privés? Ces régimes ne couvrent généralement pas les dépenses de la vie quotidienne, notamment les déplacements pour se rendre aux traitements et en revenir et les soins à domicile. Disposez-vous d’un fonds d’urgence important où puiser pour payer ces factures? Sinon, comment allez-vous vous en sortir financièrement?

    • L’assurance-maladie n’est pas réservée aux personnes âgées uniquement. En fait, il est souvent beaucoup moins coûteux d’assurer un jeune adulte. Demandez à vos enfants s’ils ont envisagé de souscrire une assurance-maladie et pourquoi. Vous pourriez ainsi lancer toute une conversation sur la préparation aux imprévus de la vie.

    • Les produits d’assurance liés aux soins de santé peuvent être complexes. Plusieurs options pourraient s’offrir à vous. Un agent d’assurance agréé peut vous aider à choisir une police qui vous permette de faire face aux problèmes de santé que vous pourriez avoir durant la vieillesse.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Invitez vos parents à avoir une conversation avec vous sur ce qui pourrait arriver : que se passerait-il si vous aviez des factures médicales ou dentaires inattendues? Que se passerait-il si vous tombiez gravement malade et aviez besoin de beaucoup de soins à domicile ou si vous deviez vous déplacer pour recevoir des traitements particuliers? Et si vous ne pouviez plus vivre de façon autonome? Quel type de fardeau financier ces diverses situations pourraient-elles créer? Comment prévoyez-vous de couvrir les coûts liés aux imprévus?

    • Un agent d’assurance agréé peut aider vos parents à déterminer la police qui les aidera le mieux à faire face à leurs problèmes de santé à mesure qu’ils vieilliront. S’ils n’ont pas encore consulté d’agent, vous pouvez leur proposer de vous renseigner et leur recommander quelques noms.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Votre état de santé à la retraite ou Protéger votre patrimoine par l’assurance.

Dispositions pour les soins de fin de vie et les funérailles

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Les dispositions de fin de vie sont un élément important du plan successoral. Il arrive souvent que des personnes en fin de vie ne soient plus aptes à exprimer clairement leurs dernières volontés, ce qui rend la situation encore plus pénible pour tout le monde. 

Il y a diverses façons d’exprimer vos volontés pour la dernière étape de votre vie. Par exemple, en cas d’urgence médicale, souhaitezvous être hospitalisé ou rester confortablement à la maison? Vous ne vous sentez peutêtre pas à l’aise d’aborder ces questions, mais il est important d’en discuter avec vos proches afin qu’ils comprennent ce que vous souhaitez et qu’ils sachent quoi faire en cas d’urgence. Vous devez le faire pour votre famille, pour vos proches et aussi pour vousmême. 

De même, en faisant des arrangements préalables pour vos funérailles, vous permettez à vos proches d’honorer votre vie de la manière qui vous ressemble le plus. Les préarrangements funéraires leur éviteront également de prendre des décisions difficiles durant ces moments éprouvants.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les décisions relatives à votre fin de vie? Lisez The importance of preplanning a funeral or cremation service (L’importance des préarrangements funéraires) [document en anglais] ou consultez ces Ressources et outils.

Quels sujets fautil aborder?

  • La fin de vie est un sujet délicat à aborder pour beaucoup de gens. C’est pourtant la conversation la plus intime et la plus sincère qui doit avoir lieu au sein d’une famille. Le fait de connaître les souhaits d’un être cher avant l’émergence d’une crise peut grandement faciliter le processus de deuil au moment de son décès. Voici quelques conseils qui vous aideront à amorcer cette discussion.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte

    • Prenez le temps de vous préparer à cette discussion. Voici quelques questions auxquelles vous devez réfléchir : « Comment puisje mettre de l’ordre dans mes affaires? Quels sont les points que je veux absolument aborder avec ma famille au sujet de mes derniers jours? »

    • Avant d’aborder le sujet avec vos enfants, il serait peutêtre bon de commencer par en parler avec votre médecin, un ami, un proche aidant ou un représentant religieux.

    • Si vous avez plusieurs enfants, réunissezles tous ensemble s’ils n’habitent pas trop loin. Choisissez aussi un endroit et un moment propices à cette conversation. Estil préférable de le faire autour de la table devant un café? Ou pendant une vacance en famille?

    • N’essayez pas de tout dire en une seule conversation. Commencez par quelques points importants que vous tenez à dire à vos proches. Après ce premier échange, il sera plus facile de reprendre le fil et d’aller dans les détails.

    • Voici une liste de points à aborder : la désignation d’un mandataire pour les soins personnels, l’ordre de nonréanimation, les soins palliatifs et les arrangements funéraires.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • N’oubliez pas que vos parents ont vécu à une époque où la mort et la fin de vie étaient des sujets rarement abordés. Une bonne façon de vous préparer à cette conversation est de préparer votre propre plan de fin de vie. Vous aurez ainsi une bonne idée des étapes les plus difficiles à prévoir. Cet exercice vous guidera dans votre discussion avec vos parents.

    • Évitez de les prendre par surprise. Prévenezles que vous souhaitez avoir une conversation avec eux. Vous pouvez leur parler, par exemple, de la mère d’un de vos amis ou d’une personne connue qui se meurt du cancer, tout en ajoutant : « Les proches se font beaucoup de souci parce qu’ils ne connaissent pas les dernières volontés de leur mère. Cela m’a fait réfléchir et je pense que ce serait une bonne idée que nous en parlions ensemble. Auriezvous du temps en fin de semaine pour en discuter? »

    • Si vous avez des frères ou sœurs qui vivent dans les environs, invitezles à se joindre à vous. Écarter un membre de la famille de la discussion risque d’engendrer de la colère et du ressentiment. S’ils ne peuvent être présents, ditesleur que vous les appellerez pour leur faire un compte rendu de la discussion.

    • Précisez clairement à vos parents que vous souhaitez avoir cette conversation dans le but de bien comprendre quels sont leurs souhaits pour leur fin de vie. Demandezleur également s’ils ont formulé leurs dernières volontés dans un document juridique, comme un mandat d’inaptitude ou des directives préalables.

    • Vous n’êtes pas obligés de parler de la mort et de la fin de vie. Demandez à vos parents de vous raconter des anecdotes et des souvenirs, de vous parler de ce qui les rend fiers et de leurs regrets. Demandezleur également de vous donner leur meilleur conseil de vie.

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez Make an advance care plan (Planification préalable des soins) [document en anglais]

  • Planifier et payer d’avance votre service funéraire ou votre crémation ne peut qu’aider votre famille à prendre des décisions importantes en des moments éprouvants, tout en réduisant leurs frais. Voici quelques conseils qui vous aideront à amorcer une conversation au sujet de vos plans.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte

    • Pour aborder le sujet plus facilement, vous pouvez dire à vos enfants que vous venez d’assister à des funérailles ou que vous en avez suivi à la télévision. Vous pouvez aussi leur annoncer directement que le moment est venu de parler de la planification de vos funérailles.

    • Il serait peutêtre utile d’aller visiter un salon funéraire avant d’aborder le sujet avec vos enfants. Le personnel vous offrira probablement des services de préarrangements. Vous pouvez aussi aller sur le site Funerals Canada ou un autre site du même genre pour avoir de l’information sur les préarrangements.

    • Commencez par leur faire part de vos souhaits les plus importants. Souhaitezvous être inhumé ou incinéré? Voulezvous un service formel ou informel? Des funérailles religieuses ou non? Une célébration de la vie? Cela sera amplement suffisant pour une première conversation.

    • Vous pouvez aussi leur dire que vous souhaitez que des chants, des hymnes, des poèmes, des textes ou des témoignages personnels soient intégrés à la cérémonie. Dressez la liste de vos volontés par écrit et indiquez à vos enfants à quel endroit vous l’avez mise.

    • Si vous n’avez pas de préférences ni de souhaits particuliers, dites à vos proches que vous vous en remettez à eux pour ces décisions.

    • Si vous avez l’intention de payer vos funérailles à l’avance, informezen vos enfants. Vous pouvez le faire en ouvrant un compte en fiducie ou en souscrivant une assurance. Dans un cas comme dans l’autre, vous signerez un contrat. Assurezvous que ce document énonce clairement toutes les dispositions que vous avez prises à l’avance et que vos proches savent à quel endroit se trouve une copie de ce document.

    • Certaines familles prennent des dispositions afin que plusieurs membres de la famille puissent être inhumés au même endroit. Vous pouvez opter pour un lot familial dans un cimetière ou un lieu partagé de dernier repos. C’est un sujet que vous devez aborder avec vos enfants adultes pour vous assurer que leurs souhaits correspondent aux vôtres. Il se peut, par exemple, que vous ayez une préférence pour l’inhumation, tandis qu’eux préfèrent la crémation.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • Amorcez la discussion en posant à vos parents des questions d’ordre général pour les aider à formuler leurs souhaits plus facilement. Demandezleur, par exemple : « Avezvous déjà réfléchi à ce que vous voulez que les gens se souviennent de vous? » « Avezvous déjà pensé aux funérailles ou autre cérémonie spéciale que vous souhaitez avoir? »

    • Dites à vos parents que vous souhaitez parler des arrangements funéraires parce que vous les aimez. Vous voulez simplement honorer leurs volontés et savoir quelles cérémonies ou traditions sont importantes pour eux.

    • Demandezleur s’ils ont pensé à planifier et à payer leurs funérailles à l’avance. Proposezleur de faire une recherche pour eux afin réunir de l’information. Vous pouvez vous informer des diverses options auprès d’une ou plusieurs entreprises funéraires. Si vous envisagez l’achat d’un lot familial dans un cimetière ou d’une place dans un lieu partagé de dernier repos, n’oubliez pas de mettre vos parents au courant de vos souhaits.

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez The importance of preplanning a funeral or cremation service (L’importance des préarrangements funéraires) [document en anglais].

  • De nombreuses personnes attendent d’être en fin de vie ou dans une situation d’urgence pour discuter de leurs dernières volontés avec leurs proches. Cette discussion peut toutefois générer beaucoup de stress pour tout le monde. Voici quelques conseils qui vous aideront à amorcer une conversation sur la fin de vie avant que quiconque n’ait à prendre des décisions urgentes.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Pour bien planifier votre fin de vie, vous devez réfléchir à une foule de détails. Essayez d’abord de décrire en termes généraux comment vous envisagez vos derniers jours, en commençant par ces mots : « Ce qui m’importe le plus, c’est… »

    • Voici une liste de questions à vous poser.

      • Quelles sont vos volontés concernant le traitement médical?

      • Si vous n’êtes plus apte à prendre des décisions au sujet des soins, qui le fera pour vous?

      • Vos valeurs ou vos croyances peuventelles avoir une incidence sur la manière dont vous souhaitez être traité?

      • Si vous aviez le choix, où voudriezvous être soigné à la fin de votre vie? Estce important pour vous de mourir à la maison? Êtesvous disposé à être transféré dans un centre hospitalier ou un centre de soins pour recevoir les soins prescrits par votre médecin?

      • Qui souhaitezvous avoir à votre chevet à vos derniers moments?

      • Y atil quelque chose que vous trouveriez réconfortant, comme écouter de la musique, de la poésie ou des textes religieux?

      • Avezvous réfléchi au don d’organes?

    • Si vous avez formulé vos volontés par écrit, indiquez à vos proches où se trouve le document. Certains Canadiens ont formulé leurs dernières volontés dans un document non officiel, souvent appelé testament biologique. Sachez que ce genre de document officieux ne remplace pas un mandat pour les soins personnels, qui est juridiquement contraignant, ni une directive anticipée concernant les décisions à prendre en votre nom.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • Il est parfois plus difficile pour les enfants adultes de parler de la fin de vie de leurs parents que le contraire. Si vous n’êtes pas à l’aise de poser des questions directes, soyez attentifs aux petits signaux pouvant ouvrir la porte à la discussion. Par exemple, si l’un de vos parents vous dit : « On ne sait jamais ce qui peut arriver, je ne serai peutêtre plus là dans 10 ans », profitezen pour lui demander quels sont ses souhaits pour sa fin de vie.

    • Il est souvent plus facile d’amorcer la conversation en parlant d’une autre personne. Vous pouvez dire, par exemple : « Mon ami a perdu sa mère la semaine dernière. Il a trouvé cela très éprouvant parce qu’il ne savait pas quels soins médicaux elle souhaitait recevoir durant ses derniers jours … »

    • Essayez de poser des questions à partir de ce que vous savez déjà sur vos parents, par exemple : « Je sais que vous ne voulez pas aller à l’hôpital. Si vous aviez le choix, préféreriezvous vous faire soigner à la maison? »

    • Il est parfois plus facile de leur demander ce qu’ils ne veulent pas, plutôt que ce qu’ils souhaitent.

    • Il n’est pas nécessaire d’aborder tous les sujets en une seule conversation. La première fois que vous aborderez le sujet avec vos parents, rassurezles en leur disant simplement que vous êtes là pour les aider.

    Vous souhaitez en apprendre davantage? Lisez Make an advance care plan (Planification préalable des soins) [document en anglais].

  • Dans votre plan de fin de vie, vous devez désigner un mandataire chargé de prendre les décisions concernant vos soins personnels. Il s’agit de la personne à qui vous demandez de prendre des décisions à votre place au sujet des soins de santé au cas où vous ne seriez plus apte à le faire. Ce n’est pas la même personne que celle qui a reçu le mandat de gérer vos biens et de prendre des décisions financières à votre place si vous n’êtes plus apte à le faire.

    Votre mandataire pour les soins personnels peut être un ou une amie ou un membre de votre famille. Si vous n’avez pas désigné de mandataire pour vos soins personnels, votre famille pourra prendre certaines décisions en matière de soins, mais elle ne sera peutêtre pas en mesure, légalement, de les prendre toutes. Voici quelques conseils qui vous aideront à amorcer une conversation concernant la désignation d’un mandataire pour vos soins personnels.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte

    • Chaque fois que vous abordez la question de votre plan de fin de vie, rappelez à vos enfants que vous avez désigné un mandataire pour vos soins personnels. En général, les gens désignent leur conjoint ou conjointe ou un de leurs enfants. Ce doit être une personne de confiance qui prendra des décisions en matière de soins, de logement, d’alimentation, d’habillement, de santé et de sécurité.

    • C’est toujours une bonne idée de désigner un deuxième mandataire au cas où le premier ne serait pas apte à jouer son rôle au moment voulu.

    • Si vous avez plusieurs enfants, sachez que si vous en désignez un seul d’entre eux comme mandataire, vous risquez de froisser les autres. De plus, si vos enfants ne s’entendent pas bien, l’un d’eux pourrait contester votre décision. Cela pourrait être éprouvant pour celui que vous avez désigné, car il cherche simplement à faire son possible pour vous aider. Vous auriez intérêt à expliquer à vos enfants les motifs de votre décision. Vous pouvez dire, par exemple, que vous avez choisi votre fille parce qu’elle est médecin ou votre fils parce que c’est celui qui sait garder son calme dans les situations difficiles.

    • La situation peut également se compliquer si vous désignez l’un de vos enfants comme mandataire pour les soins de fin de vie, alors que c’est un autre qui s’est toujours occupé de vous. Que se passeratil si les deux enfants ne sont pas d’accord avec votre décision?

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte

    • Si vous souhaitez être le mandataire de votre parent pour les soins de fin de vie, n’attendez pas qu’une urgence survienne pour en parler. Il n’y a jamais de moment idéal pour le faire, mais il est important d’avoir cette conversation à l’avance. Dès que vous sentez une ouverture, abordez le sujet. Par exemple, si votre parent vous dit qu’une amie ou une proche a été hospitalisée, vous pourriez lui demander : « Astu réfléchi à ce que tu souhaiterais que vous fassions dans pareille situation? »

    • Si vous avez une conversation avec vos parents au sujet de leur fin de vie, demandezleur s’ils ont pris des dispositions à cet égard. Ontils désigné un mandataire pour les soins personnels? Où se trouve la copie du document?

    • Demandezleur s’ils souhaitent que vous leur apportiez les documents qu’ils doivent remplir pour désigner un mandataire. S’ils ont besoin de plus de renseignements, proposezleur de faire une recherche et de leur apporter l’information.

    • Avant de donner votre avis, soyez attentif à ce que disent vos parents afin de bien comprendre ce qu’ils souhaitent. Il ne sert à rien de les contredire. Il serait peutêtre utile d’avoir plusieurs conversations à ce sujet.

    • Si vous le jugez approprié, laissezleur entendre que leur choix risque de créer des tensions au sein de la famille. Rappelezvous toutefois que c’est à eux de prendre la décision. Vous ne pouvez les obliger à choisir un autre mandataire pour les soins personnels.

    • Si vous êtes choisi comme mandataire, sachez qu’il est parfois difficile d’honorer les volontés d’un parent. Il se peut que vous ayez à composer avec un nouveau conjoint ou une nouvelle conjointe sans lien de parenté avec vous, mais qui voudra néanmoins avoir son mot à dire dans les décisions relatives aux soins à prodiguer. Si cela vous inquiète, demandez d’avance à votre parent comment il souhaite que vous interagissiez avec cette personne. De plus, assurezvous que votre parent a exprimé ses directives à l’avance, par écrit, afin que ses volontés soient bien comprises.

    Vous souhaitez en apprendre davantage : Le rôle de mandataire.

Situation de logement

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Que vous soyez locataire ou propriétaire, il se peut que, plus tard au cours de votre vie, vous envisagiez de quitter une maison dans laquelle votre famille aura vécu de nombreuses années. Pour certaines personnes, c’est l’heureux début d’un nouveau chapitre dans leur vie. Pour d’autres, c’est un changement très difficile, surtout s’il s’impose en raison de difficultés financières.

Assurez-vous de bien examiner l’ensemble des options qui s’offrent à vous avant de déménager. Vous pourriez également profiter des services d’un conseiller financier, surtout si l’accessibilité financière constitue un problème dans votre situation. À titre d’exemple, si vous êtes propriétaire de votre maison, est-ce qu’un prêt hypothécaire inversé vous permettrait d’y rester? La possibilité de partager votre maison avec d’autres membres de votre famille ou de louer une partie de l’espace serait-elle avantageuse?

Voici comment entamer une conversation sur votre situation de logement avec vos enfants d’âge adulte.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les options dont vous disposez en matière de logement? Consultez Coût des résidences pour les aînés.

Quels sujets faut-il aborder?

  • Vendre ou quitter la maison familiale peut être l’une des décisions les plus importantes que vous aurez à prendre au cours de votre vie, surtout si votre famille a des liens affectifs profonds avec cette maison. Pour éviter de blesser certaines personnes ainsi que les malentendus, il vaut mieux réunir les membres de votre famille et parler avec eux de votre décision de déménager.

    Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous craignez que vos enfants aient de la difficulté à se séparer de la maison familiale, faites-leur part des vos réflexions avant de mettre le panneau « À vendre » ou de prendre la décision de partir. Cette décision peut marquer une transition importante autant pour vous que pour vos enfants, même s’ils n’y vivent plus depuis des années.

    • Commencez en parlant des raisons pour lesquelles vous devez effectuer ce changement. Il peut s’agir de changements dans votre état de santé et votre mobilité, de préoccupations sur le plan financier, d’un désir de tranquillité d’esprit ou d’un désir de moins avoir à se soucier de l’entretien. N’oubliez pas que cette décision vous appartient entièrement.

    • Invitez vos enfants à parler de ce qu’ils ressentent et de ce que représente la maison pour eux. Cette conversation peut soulever les passions, mais elle est importante.

    • Se préparer à quitter la maison familiale et trouver un logement plus petit peuvent représenter un processus long et fatigant. Dites à vos enfants si vous pensez avoir besoin de leur aide ou demandez-leur s’ils peuvent vous recommander une compagnie qui saura vous aider dans votre préparation.

    • Si vous comptez déménager dans un logement plus petit, invitez vos enfants à discuter en famille de ce que vous allez faire de vos biens excédentaires, dont vous n’avez plus besoin ou pour lesquels vous n’aurez pas de place dans votre nouveau logement. Vous pouvez également demander à vos enfants s’il y a des biens de famille qu’ils aimeraient recevoir.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Il se pourrait que vous constatiez un jour que vos parents ont du mal à vivre dans la maison familiale. Vous trouverez peut-être qu’ils ont besoin d’aide pour se déplacer ou pour entretenir la maison. Ils peuvent sembler déprimés. Ou peut-être ont-ils besoin de déménager pour leur propre sécurité. Avant de leur en parler, soyez clair quant à vos préoccupations.

    • Cette conversation peut être difficile, mais il est important qu’elle ait lieu tôt, avant qu’une crise survienne. Parlez à vos parents en personne si vous le pouvez. D’abord, dites-leur que vous les aimez et que vous vous souciez de leur bien-être. Puis, posez-leur des questions d’ordre général pour voir s’ils sont prêts à parler. Vous pouvez demander, par exemple, comment se passe leur vie à la maison. Arrivent-ils à se débrouiller pour les courses et les repas? Ont-ils besoin d’aide? Ont-ils des préoccupations quant à leur sécurité? Vous pouvez même aller jusqu’à demander s’ils se sentent seuls, s’ils s’ennuient d’amis ou d’anciens voisins qui n’habitent plus à proximité.

    • Vous pouvez demander à vos parents s’ils ont envisagé d’autres options en matière de logement, comme la possibilité de trouver un logement plus petit ou de déménager dans une résidence pour personnes âgées. Parlez des avantages de ces options, notamment du fait qu’elles libéreront vos parents de leurs soucis et responsabilités tout en les gardant en sécurité.

    • Il est important d’écouter plutôt que de conseiller. Il ne faut pas brusquer vos parents ni minimiser ce qu’ils ressentent. Peut-être ont-ils simplement besoin de temps avant d’être prêts à parler de la situation. Commencez les conversations assez tôt et prévoyez d’en parler à plusieurs reprises. Plusieurs conversations seront sans doute nécessaires pour examiner tous les aspects de la décision et soupeser les différentes options.

    • N’oubliez pas qu’à moins d’avoir une procuration sur la propriété, vous ne pouvez pas prendre la décision de vendre ou de quitter la maison familiale. Cette décision appartient à vos parents.

    • Une fois que la décision de quitter la maison familiale est prise, il se peut que vous éprouviez un sentiment de perte, même si vous comprenez les raisons de ce changement. Si c’est le cas, il peut être utile de parler de certains de vos souvenirs favoris avec vos parents et de les inviter à faire de même.

    Vous voulez en savoir plus? Consultez Une plus petite maison pour la retraite : le jeu en vaut-il la chandelle?

  • La vie des personnes âgées au Canada a changé au cours des 20 dernières années. Les options sont beaucoup plus nombreuses, et varient selon les besoins en matière de soins de santé, les préférences et le budget. Aujourd’hui, la vie autonome pour les personnes âgées ressemble beaucoup à la vie dans un centre de villégiature, avec des activités, des restaurants et des divertissements fort attrayants.

    Une fois que vous avez pris la décision de déménager, l’une des étapes suivantes consiste à vous renseigner sur les possibilités offertes dans votre région. Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    En explorant vos options, il vous sera utile de définir vos préférences et vos besoins principaux. Vos enfants peuvent être d’une grande aide dans vos réflexions. Vous pourriez entre autres réfléchir à ce qui suit.

    • Quel est votre budget mensuel pour le logement?

    • De combien d’espace aurez-vous besoin?

    • Voulez-vous que vos repas soient inclus dans le prix?

    • Aurez-vous besoin que des soins médicaux soient disponibles sur place?

    • Dans quelle mesure voudrez-vous faire l’entretien du logement ou de la cour?

    • Souhaitez-vous être à proximité de services ou d’installations en particulier?

    • À quel point est-il important pour vous d’être proche de votre famille ou de vos amis?

    • Aurez-vous besoin d’accéder facilement au transport en commun dès maintenant ou dans le futur?

    • Aimeriez-vous avoir accès à des activités sociales et à des divertissements là où vous habitez?

    • Aurez-vous besoin d’un soutien en matière de santé ou de mobilité? De services d’entretien ménager ou de soins personnels? Voudrez-vous y avoir accès un jour?

    Dans certains centres, vous pouvez commencer par un mode de vie autonome, puis ajouter des services et du soutien à mesure que vos besoins évoluent.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Proposez de vous renseigner sur les options qui s’offrent à vos parents dans les secteurs où ils aimeraient vivre. Vous pourriez visiter certaines résidences et prendre des brochures et d’autres documents d’information pour les remettre à vos parents. Vous pourriez aussi organiser une visite guidée avec eux.

    • Vous pouvez également faire beaucoup de recherche en ligne. De nombreux centres d’hébergement pour personnes âgées proposent des visites vidéo, des photos et des plans d’étage sur leur site Web. Ils peuvent également fournir des renseignements sur leurs services et leurs tarifs.

    • Veillez à ne pas submerger vos parents d’information. Donnez-leur quelques renseignements à la fois. Il est inutile de tout couvrir en une seule conversation.

    Vous voulez en savoir plus? Consultez Coût des résidences pour les aînés.

  • De nombreux facteurs doivent être pris en considération au moment de choisir un milieu de vie pour personnes âgées. L’étape la plus difficile peut être de prendre la décision de déménager. Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Pour bien des gens, quitter la maison qu’ils connaissent et qu’ils aiment pour emménager dans une résidence pour personnes âgées peut sembler comme la fin de leur indépendance. Le simple fait d’y penser peut être très dérangeant. Par contre, si votre médecin de famille, vos amis ou encore vos enfants vous disent que le moment est venu, posez-vous quelques questions :

      • Si vous faisiez une chute ou tombiez malade, et que vous ne pouviez pas prendre soin de vous à la maison, où iriez-vous?

      • Vous arrive-t-il de vous sentir seul? Aimeriez-vous passer plus de temps avec des gens de votre âge?

      • Avez-vous de la difficulté à gérer vos finances ou à vous occuper de vos factures?

      • Aimeriez-vous de l’aide pour l’entretien ménager et la lessive?

      • L’entretien de votre maison et de vos jardins est-il une source de stress?

    • Si vous prenez la décision de déménager, pensez aux endroits où vous aimeriez vivre, à la grandeur et au type d’immeuble où vous aimeriez vivre, au type de logement que vous préférez et la mesure dans laquelle vous souhaitez être à proximité de votre famille et de vos amis. Dressez également la liste des soins dont vous pourriez avoir besoin maintenant ou dans le futur.

    • Faites part de vos réflexions à vos enfants. Ils seront peut-être en mesure de vous aider à faire le tri dans vos options. Demandez-leur de vous aider à dresser la liste des endroits qui correspondent à vos préférences et à vos besoins, en incluant à la fois les milieux de vie autonome et les milieux de vie avec assistance. N’oubliez pas de vérifier les références.

    • Idéalement, vous irez ensuite visiter les établissements que vous avez retenus afin de vous faire une idée plus claire de l’ambiance, de l’hébergement, du personnel et des résidents. Vous pouvez aussi demander à vos enfants s’ils souhaitent se joindre à vous pour une visite.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vos parents décident que le temps est venu de déménager, vous pouvez être une source formidable de soutien et d’aide pratique. Vous pouvez les aider à chercher et trouver des endroits qui leur conviendraient. Proposez-leur un dîner et une visite pour qu’ils puissent voir à quoi ressemble la vie sur place. Si vos parents ont du mal à vivre à la maison, mais ne sont pas prêts à envisager d’autres options, soyez patient. Faites de votre mieux pour maintenir les lignes de communication ouvertes. Rassurez vos parents en leur faisant comprendre que vous voulez simplement discuter des options qui s’offrent à eux. Vous n’êtes pas en train de les « placer dans un foyer ».

    • Si vos parents se fâchent ou s’énervent, mettez un terme à la conversation et tentez une autre approche. Évitez les sentiments de frustration. Vous pouvez, par exemple, leur faire comprendre que vous vous souciez de leur qualité de vie. Que c’est dur pour vous de les voir isolés, en perte de vitesse ou seuls. Que vous souhaitez leur faciliter la vie et que de rester dans leur maison n’est peut-être plus idéal.

    • Si vos parents ne sont plus capables de vivre de manière autonome, vous pouvez aussi leur présenter d’autres options. Pourraient-ils, par exemple, déménager chez un autre membre de la famille? Ou un autre membre de la famille pourrait-il emménager avec eux?

    Vous voulez en savoir plus? Consultez Coût des résidences pour les aînés.

  • Certains Canadiens ont du mal à assumer le coût de la vie lorsqu’ils sont plus âgés. L’une des raisons les plus couramment citées est que leurs besoins en matière de soins de santé augmentent avec l’âge. Ils peuvent avoir sous-estimé d’autres coûts, ou avoir trop de dettes. À court d’options, ils sont parfois forcés de se tourner vers leurs enfants pour de l’aide. Il existe aussi des organismes sociaux qui peuvent aider.

    Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Ayez une discussion franche avec vos enfants dès que possible au sujet des difficultés devant vous et de l’aide dont vous avez besoin. Un conseiller financier peut vous aider à mener cette conversation.

    • Avant de demander de l’aide à vos enfants, examinez les possibilités qu’offrent les organismes sociaux. Il se peut que votre gouvernement provincial ou votre administration locale offre des logements aux personnes âgées à faible revenu. Si vous avez du mal à vous y retrouver dans le système, demandez à vos enfants de faire des recherches pour vous.

    • Demandez à vos enfants comment votre demande d’aide influera sur eux. Peuvent-ils se permettre de vous aider financièrement? Pourraient-ils aider autrement? À titre d’exemple, ils pourraient améliorer votre situation en vous aidant à établir un meilleur budget ou en vous incitant à déménager dans un endroit moins cher.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vos parents ont besoin de votre aide financièrement, rassemblez le plus d’information possible sur leur situation. Si vous avez des frères ou sœurs, proposez-leur de se réunir pour faire le point sur la situation. Vous devrez obtenir de vos parents la liste complète de leurs biens, de leurs sources de revenus et de leurs dettes.

    • Avant de prendre des décisions, quelles qu’elles soient, consultez un conseiller financier. En quoi le fait d’aider vos parents influera-t-il sur vos plans financiers? Serez-vous toujours en mesure d’épargner pour la retraite? De payer les études postsecondaires de vos enfants? Il se peut que vous ayez à modifier certains objectifs pour bien prendre soin de vos parents. Vous pouvez aussi penser à d’autres façons d’aider vos parents, comme payer leur épicerie ou les inviter à venir vivre avec vous.

    • Vous devrez également vous assurer que vos parents dépenseront de manière responsable toute somme d’argent que vous leur donnerez. Il arrive que certaines personnes qui aident leurs parents financièrement s’aperçoivent ensuite que cet argent a servi à des achats à domicile ou à d’autres choses non essentielles.

    • Un conseiller financier peut également aider les familles à déterminer si elles sont admissibles à des crédits d’impôt, des subventions ou d’autres appuis financiers pouvant aider à réduire l’impact financier de la prise en charge de parents âgés.

    Vous voulez en savoir plus? Consultez Coût des résidences pour les aînés.

  • La décision de s’installer dans un logement avec assistance ou un foyer de soins de longue durée est prise en fonction des besoins en matière de santé. On utilise souvent une échelle variable de services dans les établissements avec assistance. Par contre, si vous avez besoin de soins personnels et infirmiers 24 heures sur 24, vous n’avez que deux options : un foyer de soins de longue durée ou des soins privés disponibles en permanence, qui coûtent cher et que très peu de gens ont les moyens de se payer.

    Malheureusement, les personnes âgées évitent souvent de parler de la nécessité d’obtenir plus de soutien en santé jusqu’à ce qu’une crise survienne. Les membres de leur famille doivent alors se démener pour étudier les options dont ils disposent et trouver un endroit qui répond aux besoins et aux préférences des parents. Ils s’apercevront peut-être qu’il y a des listes d’attente, des évaluations et d’autres obstacles à surmonter pour obtenir l’aide nécessaire. Voici comment entamer rapidement une conversation sur le moment où il peut être préférable de s’installer dans un logement avec assistance ou un foyer de soins de longue durée.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Le fait de s’installer dans un logement avec assistance ou un foyer de soins de longue durée peut être ressenti comme un coup dur pour votre indépendance. Toutefois, éviter le sujet ne fera rien pour aider. Commencez par avoir des conversations régulières avec votre médecin sur votre état général et pour déterminer si vous devez vous préparer à déménager. Votre médecin a aidé d’autres familles à prendre ces décisions et peut aider la vôtre à faire de même.

    • Parler à des amis qui en sont à une étape similaire de leur vie ou qui sont déjà installés dans un logement avec assistance ou un foyer de soins de longue durée pourrait également vous aider. Comment ont-ils pris la décision de déménager? Comment se portent-ils aujourd’hui?

    • Commencez rapidement à parler à vos enfants de vos souhaits, et parlez-en régulièrement. Vous pourriez dire quelque chose comme : « C’est dur d’en parler, et je veux rester aussi autonome que possible aussi longtemps que je le peux. Je vais suivre les conseils de mon médecin pour savoir quand je devrai faire des changements. Je sais que cela a une incidence sur vous aussi, et je veux dorénavant que ce soit une conversation de famille. »

    • Écoutez vos enfants, vos petits-enfants et les autres membres de votre famille pour savoir ce qu’ils ressentent. Quelles sont leurs inquiétudes, quels sont leurs espoirs pour l’avenir? Ils peuvent avoir des préoccupations d’ordre financier ou se sentir coupables ou tristes des changements que vous vivez.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Gardez la conversation toute simple autant que possible. Choisissez un endroit où vous pourrez parler de manière détendue, décontractée, comme à la table de cuisine. Si vous commencez à en parler tôt, pendant que vos parents sont encore septuagénaires, ces discussions seront moins menaçantes, et tous comprendront qu’il s’agit d’obtenir l’information qui pourrait ou non s’avérer nécessaire un jour.

    • Proposez à vos parents de faire quelques recherches sur les options qui s’offrent à eux, soit près de l’endroit où ils vivent en ce moment, soit près de chez vous. Vous pouvez même leur proposer de visiter certains endroits pour qu’ils se fassent une idée de ce à quoi ressemble de nos jours la vie dans un logement avec assistance ou un foyer de soins de longue durée. S’ils vivent déjà dans une résidence pour personnes âgées et s’y sont fait des amis, ils pourront peut-être y rester et simplement ajouter des services de soins. Ou encore, peut-être que la résidence offre des soins de longue durée dans une autre aile ou un autre édifice.

    • Si vos parents ont du mal à prendre la décision de déménager, faites-leur savoir si vous avez remarqué des changements dans leur état de santé. À titre d’exemple, sont-ils maintenant incapables de prendre leurs médicaments correctement sans aide? Ont-ils des problèmes de mobilité ou de mémoire?

    • En cas d’inquiétude, demandez à vous parents s’ils ont parlé récemment de leurs besoins en matière de soins avec leur médecin. Avec leur permission, vous pourriez également communiquer avec leur médecin et organiser une discussion en famille. Il est souvent plus facile de convaincre les parents de déménager lorsque la recommandation vient de leur médecin plutôt que de vous.

    • Insistez sur le fait que vous voulez respecter le souhait de vos parents de rester aussi autonomes que possible, tout en assurant leur sécurité. Si vous le pouvez, tentez d’en connaître plus sur leur situation financière et sur les options qui s’offrent à eux pour financer les soins dont ils ont besoin. Vous pourrez ensuite leur donner de l’information solide, fondée sur des données réelles.

    Vous voulez en savoir plus? Consultez Coût des résidences pour les aînés.

  • Si vous avez été propriétaire la majeure partie de votre vie, vous envisagerez peut-être d’acheter une plus petite maison, sans trop vous poser de questions. Pourtant, la location peu aussi être une bonne option. Voici comment entamer une conversation sur les avantages et inconvénients de l’achat et de la location.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Commencez pas consulter un conseiller financier afin de savoir quelle option convient le mieux à vos besoins et à votre situation financière. Un conseiller peut aussi vous aider à évaluer les répercussions de la location et de l’achat sur le plan fiscal.

    • Faites part de vos réflexions à vos enfants. Être locataire signifie que vous pouvez déménager plus facilement, mais aussi que le loyer peut augmenter au fil du temps. Par contre, le fait de louer votre logement peut libérer du capital que vous pourriez investir et convertir en revenu de retraite.

    • En revanche, l’achat d’une maison peut vous exposer aux variations des valeurs marchandes et à la hausse des taux d’intérêt si vous avez un prêt hypothécaire. En tant que propriétaire, vous devrez également payer des taxes foncières et l’entretien, ce qui comprend les réparations imprévues. Par contre, au fil du temps, vous pourrez accumuler une valeur nette grâce à l’achat de votre maison.

    • Si vous voulez avoir d’autres avis, vous pouvez inviter vos enfants à se prononcer. Avez-vous besoin de puiser dans la valeur nette de votre maison actuelle pour générer un revenu à la retraite? La location serait-elle la meilleure solution? Avez-vous envisagé un prêt hypothécaire? Souhaitez-vous mettre fin aux corvées et aux coûts d’entretien? La location ou l’achat d’un condo est-il le meilleur choix pour le faire? Penchez-vous pour la location parce que vos coûts seront plus prévisibles?

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Demandez à vos parents s’ils ont reçu des conseils financiers quant à la décision d’être propriétaire ou locataire. Il est bon d’analyser différents scénarios pour voir la façon dont les choses se présenteraient sous différentes conditions. Que se passerait-il si vos parents achetaient une maison et que les prix dans le marché de l’habitation chutaient? Comment une perte influerait-elle sur leurs finances dans le futur? Pourrait-on s’attendre à ce qu’ils soient en mesure de rester dans leur maison assez longtemps pour voir le marché de l’habitation se redresser?

    • Si vos parents s’apprêtent à faire un grand changement, demandez-leur s’ils envisageraient de louer pendant un an avant d’acheter. Vont-ils déménager dans une nouvelle ville ou ailleurs au pays? Vont-ils troquer une grande maison en banlieue contre un condo en ville? Un essai en location pourrait être une bonne idée.

    • Demandez à vos parents s’ils ont un échéancier en tête pour ce déménagement. Les personnes dont la situation au cours des cinq à dix prochaines années est plus incertaine voudront peut-être envisager la location pour des raisons financières et pour bénéficier d’une plus grande flexibilité en général. Il peut être difficile de récupérer les coûts de l’achat et de la vente d’une maison en moins de cinq ans.

    Vous voulez en savoir plus? Consultez Une plus petite maison pour la retraite : le jeu en vaut-il la chandelle? ou Vendre votre maison pour obtenir de l’argent comptant.

  • Le fait de conserver la maison familiale après avoir emménagé dans une résidence pour personnes âgées ou un logement plus petit peut avoir des répercussions sur le plan fiscal. Une fois que vous changez de résidence principale, vous risquez de perdre l’exemption pour gains en capital sur la maison familiale. De même, si vous avez plus d’une propriété à vendre dans une même année, vous devrez vous préparer de manière à réduire au minimum les impôts à payer. Si vous avez de multiples propriétés, il faut également tenir compte des taxes foncières. Voici comment entamer une conversation à ce sujet.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Parlez à votre conseiller financier ou votre fiscaliste pour bien comprendre comment vous préparer à gérer les impôts au moment d’emménager dans une résidence pour personnes âgées ou dans un logement plus petit. Vous voudrez peut-être avoir ces discussions dans le cadre d’une conversation plus large au sujet de la retraite ou de la planification successorale.

    • Si vous décidez de changer de résidence principale, faites savoir à vos enfants la façon dont vous entendez vous préparer à gérer les impôts sur vos différentes propriétés. Certains de ces biens leur seront-ils légués ou allez-vous tous les vendre? Quelles sont les répercussions fiscales sur votre succession?

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vos parents ont l’intention de changer de résidence principale, demandez-leur s’ils ont reçu des conseils fiscaux concernant la vente de la maison familiale et de toute autre propriété. En quoi est-ce que la vente de l’une ou de plusieurs de ces propriétés change leur situation financière? Comment le fait d’emménager dans une résidence pour personnes âgées ou dans un logement plus petit influera-t-il sur ce qu’ils entendent faire de leurs propriétés?

    Vous voulez en savoir plus? Consultez Utiliser l’exemption pour résidence principale au moment de la transition vers la retraite (en anglais seulement).

Procuration

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Une procuration est un document juridique que vous signez pour donner à une personne de confiance le pouvoir de prendre des décisions à votre place lorsque vous n’êtes pas en mesure de le faire. Vous pourriez avoir recours à deux types de procurations :

  1. Une procuration pour désigner une personne qui gérera votre argent et vos biens en votre nom lorsque vous ne serez pas en mesure de le faire.

  2. Une procuration pour désigner une personne qui prendra les décisions relatives aux soins de santé en votre nom lorsque vous ne serez pas en mesure de le faire.

Les règles qui régissent les procurations varient d’un bout à l’autre du Canada. Renseignez-vous auprès de votre province pour savoir comment mettre en place une procuration exécutoire dans votre région.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les procurations? Consultez Procurations : ce que doivent savoir les consommateurs.

Quels sujets faut-il aborder?

  • De façon générale, vous aurez besoin d’une procuration dans deux situations :

    • Vous quittez le pays pour une période prolongée et vous avez besoin d’une personne pour effectuer vos opérations bancaires, payer vos impôts et taxes et gérer vos autres affaires pendant votre absence.

    • Vous avez besoin d’une personne pour prendre les décisions financières ou les décisions relatives aux soins de santé si vous êtes mentalement ou physiquement inapte à le faire.

    Il serait bon de discuter de la procuration avec votre famille avant de parler à votre avocat. Voici comment entamer la conversation pour déterminer à quel moment vous aurez besoin d’une procuration et pour quelle raison.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous n’avez pas de procuration et que vous vous demandez s’il est temps d’en mettre une sur pied, demandez à vos enfants s’ils en ont une et pourquoi. Y avait-il des situations particulières qu’ils voulaient régler par le biais d’une procuration? Sont-ils convaincus qu’une procuration les aidera à s’assurer que leurs souhaits seront respectés et que les décisions seront prises dans leur intérêt?

    • Vous pouvez demander à vos enfants de vous aider à obtenir et à remplir les formulaires de procuration requis. Vous pouvez également demander à votre avocat de vous aider à cet égard.

    • Si vous avez déjà une procuration, demandez à vos enfants s’ils en ont une aussi. Si ce n’est pas le cas, rappelez-leur que n’importe qui, à n’importe quel âge, peut se trouver dans une situation où il aura besoin d’une procuration. Par exemple, ils peuvent vouloir quitter le pays et avoir besoin de quelqu’un pour payer les factures. Ou encore, ils peuvent avoir un accident de voiture ou contracter une maladie grave qui les empêche de gérer leurs finances jusqu’à ce qu’ils recouvrent la santé.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Vos parents peuvent être mal à l’aise d’aborder le sujet. Ils ont l’habitude de prendre leurs propres décisions et une procuration représente un transfert de contrôle, dans des limites établies. Il peut être plus facile de leur en parler si vous en avez une vous-même. Faites-leur savoir pourquoi vous avez décidé d’en mettre une sur pied et si vous avez eu des inquiétudes à ce sujet.

    • Rassurez vos parents en leur disant que la mise en place d’une procuration les aidera en fait à rester maîtres de leur situation. Le mandataire qu’ils choisiront est tenu d’agir dans leur intérêt.

    • Veillez aussi à ce que vos parents sachent qu’il est risqué d’attendre pour établir une procuration. Ils ne pourront pas signer de procuration s’ils sont frappés d’incapacité mentale, et c’est à ce moment-là où ils en auront le plus besoin. Que se passera-t-il s’ils doivent vendre la maison familiale après avoir contracté une maladie qui les a rendus mentalement inaptes? Le processus serait beaucoup plus difficile à moins qu’ils n’aient un avocat qui pourrait signer les documents en leur nom.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Comprendre les différents types de procurations.

  • La personne que vous désignez dans votre procuration est appelée votre mandataire. Il n’est pas nécessaire que ce soit un avocat ou un membre de votre famille. Tout adulte capable peut remplir ce rôle. Voici comment entamer la conversation sur le choix de la bonne personne.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous envisagez de désigner vos enfants dans votre procuration, réfléchissez bien à la mesure dans laquelle ils sont aptes à jouer ce rôle. Ont-ils démontré qu’ils savent gérer leur argent et leurs biens? Pensez-vous qu’ils géreront votre argent et vos biens ou prendront des décisions en matière de soins de santé de la manière dont vous le souhaitez et dans votre intérêt? Pouvez-vous leur faire confiance?

    • Demandez-vous également si vos enfants ont des problèmes de santé ou des problèmes financiers qui pourraient les empêcher d’agir à titre de mandataire. Ont-ils le temps de s’occuper de votre argent et de vos biens en plus des leurs? Habitent-ils à proximité et sont-ils facilement disponibles en cas de besoin? Pouvez-vous compter sur eux?

    • Si vous pensez que vos enfants sont en mesure d’assumer la responsabilité du rôle de mandataire, vous pouvez leur demander s’ils accepteraient d’en remplir les fonctions. Assurez-vous qu’ils comprennent clairement ce qui est attendu d’eux. N’oubliez pas que si vous avez plus d’un enfant, la désignation d’un entre eux à titre de mandataire peut en blesser d’autres. Cela peut également conduire à des querelles concernant les décisions, à moins qu’ils s’entendent bien et qu’ils puissent travailler ensemble.

    • Vous pouvez également désigner un mandataire suppléant qui interviendra si votre premier choix ne peut pas remplir son rôle le moment venu.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vous souhaitez être le mandataire de vos parents, il est important d’entamer la conversation sans tarder, bien avant qu’il leur arrive quelque chose et qu’ils ne puissent plus légalement mettre une procuration sur pied. Au cours de la première conversation, vous pourriez simplement parler de situations où un avocat aide les membres d’une famille à prendre des décisions dans le respect des souhaits de leurs parents.

    • Au cours d’une autre conversation, efforcez-vous de déterminer dans quelle mesure ils comprennent le rôle du mandataire et pourquoi ils en ont besoin d’un. Si vous avez une procuration, dites à vos parents pourquoi.

    • Demandez à vos parents de vous faire part de leurs souhaits, tant pour la gestion de leur argent et de leurs biens que pour la prise de décisions concernant les soins de santé s’ils ne sont pas en mesure de le faire. Vous pouvez en parler au cours de plusieurs conversations.

    • Si vos parents hésitent à discuter de leur procuration, vous pouvez leur suggérer de consulter un avocat ou une personne de confiance. Il se peut qu’ils ne soient pas à l’aise d’en parler avec leurs enfants.

    • Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas être le mandataire de vos parents, il est préférable d’être honnête et direct. Dites-leur que si quelque chose leur arrivait demain, il serait très difficile pour vous de remplir les fonctions de mandataire. Par ailleurs, vous pouvez leur demander s’ils peuvent désigner un mandataire suppléant qui interviendra si vous ne pouvez pas remplir ce rôle le moment venu.

    Vous souhaitez en savoir plus? Utilisez cette liste de vérification pour vous aider à choisir votre procuration ou consultez Choisir la personne qui agira en votre nom.

  • Vous pouvez choisir presque n’importe quel adulte capable comme mandataire. Il n’est pas nécessaire qu’il s’agisse d’un membre de la famille ou d’un avocat. Il y a cependant quelques points à garder à l’esprit. Voici comment entamer la conversation sur les options qui s’offrent à vous.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous voulez désigner un mandataire qui n’est pas membre de votre famille, vous pouvez demander à un ami proche, à un conseiller financier ou même à une société de fiducie. Il s’agit vraiment de trouver une personne en qui vous avez confiance. Il est à noter cependant que pour votre procuration relative au soin de la personne, vous ne pouvez pas nommer une personne qui est rémunérée pour vous fournir des soins de santé ou d’autres services de soutien.

    • Il serait bon de dire à vos enfants que vous avez choisi une personne qui n’est pas membre de votre famille et leur expliquer pourquoi. Ils pourraient se sentir blessés si vous ne leur demandez pas d’être votre mandataire. Parfois, il y a une raison très pratique de ne pas désigner vos enfants. Ils vivent peut-être trop loin. Ou ils ont peut-être déjà beaucoup à faire avec de jeunes enfants ou une carrière bien remplie.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • N’oubliez pas que vos parents ne sont pas obligés de vous parler de leur procuration s’ils ne le souhaitent pas. Ils ne sont pas non plus obligés de désigner leur mandataire parmi les membres de la famille. Essayez de ne pas le prendre personnellement. Cela ne signifie pas qu’ils ne vous font pas confiance, qu’ils ne vous aiment pas ou qu’ils préfèrent quelqu’un d’autre. Il se peut qu’ils le fassent simplement pour vous décharger de cette responsabilité supplémentaire.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Choisir la personne qui agira en votre nom.

  • Normalement, votre procuration entre en vigueur lorsque vous n’êtes pas en mesure de prendre des décisions pour vous-même. Si vous n’avez pas de procuration, un membre de votre famille ou un ami proche peut demander aux tribunaux de le désigner comme tuteur. Mais ce processus peut prendre du temps, et la personne désignée par les tribunaux peut ne pas être celle que vous auriez choisie. Une situation déjà difficile peut le devenir encore plus.

    Voici comment entamer la conversation sur ce qui se passera en l’absence de procuration.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Vous serez peut-être plus à l’aise de parler d’abord à votre avocat ou à votre médecin de famille de ce qui se passera si vous n’avez pas de procuration. Ces personnes peuvent vous faire part de scénarios tirés de leur expérience qui vous aideront à en comprendre les conséquences.

    • Si vous n’avez pas l’intention de vous doter d’une procuration officielle, assurez-vous de parler à votre conjoint, à vos enfants et à vos autres proches de vos souhaits concernant vos soins personnels et vos biens. En cas de crise, ils pourraient avoir ou non l’autorité légale de prendre des décisions en votre nom. Mais au moins, ils sauront ce que vous voulez.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Sensibilisez vos parents à la principale raison d’une procuration : en désignant un mandataire, ils peuvent s’assurer qu’il s’agit d’une personne en qui ils ont confiance et qui connaît leurs souhaits. Vous pouvez également leur rappeler que ce sera déjà assez éprouvant pour vous s’ils sont en mauvaise santé ou inaptes à gérer leurs finances. Si une personne est au courant de leurs souhaits et exécute leurs instructions, cette période difficile pourrait être un peu plus facile à traverser.

    • Assurez-vous que vos parents comprennent ce qui pourrait leur arriver s’ils deviennent incapables de parler pour eux-mêmes à l’hôpital et s’ils n’ont pas de procuration. Les hôpitaux doivent respecter la loi lorsqu’il s’agit de déterminer qui prendra les décisions à votre place. Il n’y a aucune garantie que cette personne sera celle que vous auriez choisie.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Ce que tous les Canadiens âgés devraient savoir au sujet des procurations.

  • Il y a utilisation abusive de la procuration d’une personne lorsque celle-ci est exploitée financièrement par la personne qu’elle a désignée comme mandataire pour gérer ses finances. Il s’agit de l’une des formes les plus courantes de maltraitance des personnes âgées au Canada. Voici comment entamer la conversation pour éviter un tel problème.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Renseignez-vous sur les mesures que vous pouvez prendre pour prévenir l’utilisation abusive d’une procuration. Voici ce que vous pouvez faire :

      • Demandez à vos enfants de vous aider à mettre en place le paiement automatique des factures dans votre compte de banque.

      • Nommez deux personnes qui agiront conjointement à titre de mandataires.

      • Nommez une personne-ressource de confiance si vous en connaissez une. Il s’agit d’une personne que votre société financière peut appeler avec votre autorisation en cas d’inquiétude concernant l’activité sur votre compte et si la société n’a pas pu vous joindre.

      • N’ouvrez pas de compte conjoint avec votre mandataire.

      • Conservez en lieu sûr tous les objets de valeur et les documents financiers et juridiques que vous ne souhaitez pas confier à votre mandataire.

    Vous pouvez demander à vos enfants de vous aider dans ces démarches pour protéger vos biens.

    • Discutez régulièrement avec vos enfants de vos finances et des décisions importantes que vous envisagez de prendre. Plus ils en savent, plus ils peuvent vous aider à détecter les problèmes à temps.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Faites savoir à vos parents à quoi ressemble l’utilisation abusive d’une procuration. Par exemple, un mandataire peut dépenser de l’argent sans permission, pour s’aider lui-même. D’autres formes d’utilisation abusive peuvent consister à falsifier le nom d’une personne âgée dans la procuration ou à la contraindre à établir une procuration contre son gré.

    • Proposez de vérifier de temps en temps les comptes de vos parents pour détecter d’éventuels problèmes. Ou suggérez-leur de s’adresser à un conseiller financier ou à un autre spécialiste.

    • Suggérez à vos parents de désigner une personne de confiance pour leurs comptes d’investissement. Il s’agit d’une personne que leur société financière peut appeler en cas d’inquiétude concernant une quelconque activité sur le compte et si la société ne peut pas joindre vos parents.

    • Si vous soupçonnez une utilisation abusive de la procuration, recueillez autant de renseignements que possible et signalez-la au service aide téléphonique local pour la maltraitance des personnes âgées. Vous pouvez également appeler la police et demander à parler à une personne qui se spécialise dans la maltraitance des personnes âgées.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Protéger les aînés contre l’exploitation financière ou Ce que tous les Canadiens âgés devraient savoir au sujet des procurations.

Soutenir ses petits-enfants et d’autres êtres chers

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Vous vous réjouissez sans doute de donner des photos et d’autres objets de famille à vos petits-enfants ou à d’autres êtres chers. Ces objets compteront assurément parmi leurs souvenirs les plus précieux.

Vous pouvez également envisager de leur procurer un soutien financier, si vous avez des économies dont vous n’avez pas besoin pour vous. Certaines personnes aideront à payer les études d’un enfant, par exemple. D’autres s’occuperont des frais d’activités sportives, musicales ou autres. D’autres encore offriront des vacances familiales. 

Lorsque vous songez aux différents types de contribution que vous pouvez faire, assurez-vous d’en discuter d’abord avec les parents. Plus vos plans sont harmonisés aux leurs, plus il y a de chances que votre cadeau soit vraiment bien accueilli.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur la manière de soutenir vos petits-enfants et d’autres êtres chers? Consultez Dons aux petits-enfants : Points à considérer pour le legs de votre patrimoine.

Quels sujets faut-il aborder?

  • Il existe plusieurs façons de transférer une somme d’argent ou des biens directement à vos petits-enfants et à d’autres êtres chers. Certains types de transfert sont exempts d’impôts. D’autres sont assortis d’un certain degré de contrôle, de sorte que vous avez davantage votre mot à dire quant à la manière dont les enfants recevront le cadeau, à l’âge auquel ils peuvent le recevoir et à l’usage qu’ils pourront en faire. Voici comment entamer la conversation sur vos plans.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Il n’est pas sage de donner de l’argent dont vous pourriez avoir besoin plus tard. Adressez-vous donc à un spécialiste pour élaborer le meilleur plan qui soit pour vous et vos petits-enfants ou d’autres êtres chers. Vous pouvez également demander à votre conseiller financier de rencontrer les parents de l’enfant pour discuter de vos plans et les inviter à donner leur avis.

    • Un simple don en espèces constitue une option. Il n’y a pas d’impôt sur les cadeaux faits au Canada, ce qui en fait un choix intéressant. Toutefois, si vous souhaitez que l’enfant utilise l’argent à une fin donnée, assurez-vous d’en parler à ses parents et de leur expliquer votre raisonnement. Par exemple, vous souhaitez peut-être que l’enfant prenne des cours de musique ou puisse voyager lorsqu’il sera plus vieux, ou encore qu’il utilise l’argent pour verser un acompte sur une maison une fois qu’il sera prêt à devenir propriétaire.

    • Une autre option consiste à léguer de l’argent à vos petits-enfants ou à d’autres êtres chers dans votre testament. C’est ce que font de nombreuses personnes lorsque les biens à transférer sont importants. Cependant, le processus peut se compliquer très rapidement selon la manière dont vous répartirez votre patrimoine. L’égalité est-elle synonyme d’équité? Que faire si l’un de vos enfants a trois enfants et l’autre, deux? Chaque famille reçoit-elle le même montant, ou chaque petit-enfant reçoit-il le même montant? Vous voudrez peut-être expliquer votre façon de penser à vos enfants ou à d’autres êtres chers afin d’éviter toute surprise ou tout ressentiment.

    • Vous pouvez également créer une fiducie familiale pour vos petits-enfants. Cette option vous permet d’établir davantage de règles pour déterminer quand et comment vos petits-enfants recevront le cadeau. Vous pouvez également fixer des conditions quant à l’usage qui sera fait de l’argent. Toutefois, les coûts et la complexité de cette option la rendent plus adaptée aux transferts de patrimoine importants. Consultez une personne qui a beaucoup d’expérience dans la création de fiducies familiales.

    • Si vous avez comme principal objectif d’aider à payer des études supérieures, passez au point (b) ci-dessous.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vos parents souhaitent transférer des sommes d’argent importantes à leurs petits-enfants, demandez-leur d’abord s’ils ont consulté un conseiller financier. Ont-ils les moyens d’offrir un tel cadeau? Sont-ils convaincus qu’ils n’auront pas besoin de cet argent à l’avenir?

    • Si vos parents souhaitent donner une forte somme d’argent en cadeau, demandez-leur d’en discuter les détails avec vous d’abord. Ont-ils des souhaits particuliers quant aux fins auxquelles l’argent est destiné? Par exemple, souhaitent-ils que leurs petits-enfants fréquentent une école privée ou aillent à l’université? Qu’ils prennent des cours de musique? Qu’ils achètent une maison, s’ils sont plus âgés? Dressez un plan de concert avec vos parents pour que tout le monde s’entende sur la manière dont sera dépensé l’argent.

    • Si vos parents souhaitent créer une fiducie familiale, demandez-leur de vous en fournir les détails. Par exemple : comment l’argent sera-t-il géré? Quand les petits-enfants pourront-ils y avoir accès? Comment l’argent de la fiducie sera-t-il investi? Comment l’argent sera-t-il réparti? Demandez également à vos parents s’ils comprennent qu’une fois l’argent transféré dans la fiducie, cet argent ne leur appartient plus et ils ne peuvent plus en faire ce qu’ils veulent. Assurez-vous qu’ils obtiennent l’avis professionnel d’un conseiller chevronné dans la création de fiducies familiales.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Dons aux petits-enfants : Points à considérer pour le legs de votre patrimoine.

  • De nombreux Canadiens cotisent à un régime enregistré d’épargne-études (REEÉ) pour aider à payer les études postsecondaires d’un enfant. Si vous souhaitez verser des cotisations, assurez-vous de les coordonner avec les parents de l’enfant. Ainsi, vous pourrez profiter pleinement des subventions gouvernementales offertes au titre des cotisations à un REEÉ, soit jusqu’à 7 200 $ par enfant.

    Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Discutez avec les parents des enfants au sujet de la façon d’établir les cotisations au REEÉ. Vous pouvez cotiser à un REEÉ établi par les parents, ou ouvrir votre propre REEÉ pour leurs enfants. Sachez que s’il existe plusieurs REEÉ, vous devez les coordonner pour profiter au maximum des subventions gouvernementales. En effet, les subventions et les contributions gouvernementales sont assujetties à un plafond en fonction de l’étudiant, et non du régime.

    • Si vous décidez que chaque enfant disposera d’un REEÉ établi par ses parents, vous pouvez soit donner l’argent aux parents pour qu’ils le déposent dans le REEÉ en votre nom, soit demander le numéro de compte et la permission écrite d’y cotiser directement.

    • Les REEÉ procurent des avantages fiscaux et des économies, mais il existe d’autres options. Adressez-vous à un spécialiste en finances pour déterminer le régime qui vous convient le mieux. Par exemple, vous pourriez verser une partie des fonds destinés à un enfant dans un REEÉ et le reste, dans un autre compte, comme un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Ou encore, vous pourriez envisager de créer une fiducie dont les fonds ne seraient utilisés que pour les études.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vos parents veulent cotiser à un REEÉ pour leurs petits-enfants, demandez-leur quelles autres options ils ont envisagées. Vous pourriez rencontrer un planificateur financier en compagnie de vos parents pour élaborer un plan coordonné.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Stratégies d’épargne-études ou Contribuer aux études de votre petit-enfant.

  • Il existe plusieurs façons de vous assurer que les cadeaux destinés à un enfant lui parviennent. L’important, c’est de disposer d’un plan successoral solide et de le remettre aux parents. Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Consultez un planificateur financier et un avocat pour trouver la meilleure façon de donner de l’argent ou des biens directement à vos petits-enfants ou à d’autres enfants, de sorte à disposer d’un plan exécutoire en vertu de la loi.

    • Pour éviter de blesser les parents plus tard, vous pouvez leur expliquer pourquoi vous léguez une partie de votre patrimoine à leurs enfants plutôt qu’à eux. Vous pouvez également vous assurer que vos objectifs correspondent aux plans que les parents ont pour leurs enfants. Par exemple, vous pouvez vouloir payer les études supérieures de vos petits-enfants ou d’autres enfants. Mais qu’en est-il si les parents veulent que leurs enfants paient eux-mêmes leurs études, du moins en partie? Pouvez-vous harmoniser vos souhaits aux leurs?

    • Si votre objectif est d’offrir des études supérieures en cadeau, vous pouvez envisager de cotiser à un régime enregistré d’épargne-études (REEÉ). Si vous souhaitez retarder le cadeau jusqu’à ce que les enfants aient 18 ans, vous pouvez discuter de la possibilité de créer une fiducie en bonne et due forme.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Adressez-vous à vos parents si vous avez des questions ou des inquiétudes quant à leurs plans d’offrir un cadeau directement à leurs petits-enfants. Vous pouvez leur faire part de vos propres plans pour vos enfants et vous pencher sur la manière de coordonner vos efforts.

    • Vous pouvez discuter des valeurs que vous essayez d’inculquer à vos enfants, y compris l’importance de travailler à un objectif plutôt que de recevoir d’emblée un cadeau. Le cadeau destiné aux petits-enfants pourrait peut-être cadrer avec ce que vous souhaitez, mais cela dépendra également des valeurs et des objectifs de vos parents.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Dons aux petits-enfants : Points à considérer pour le legs de votre patrimoine.

  • Il n’y a pas d’impôt sur les dons en espèces au Canada. Cependant, si vous léguez d’autres biens, par exemple des placements non enregistrés ou des biens immobiliers, des impôts peuvent s’appliquer, même si les enfants ont moins de 18 ans. Voici comment entamer la conversation sur l’imposition des cadeaux faits aux petits-enfants ou à d’autres enfants.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Consultez un fiscaliste ou un conseiller financier pour élaborer votre plan. Ces personnes peuvent vous conseiller sur la manière de reporter ou de réduire les impôts qui peuvent s’appliquer.

    • Organisez ensuite une réunion avec les parents pour leur faire part de votre plan. Vous pouvez demander à votre conseiller de mener la conversation et d’être disposé à répondre à toute question d’ordre fiscal.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Posez des questions et assurez-vous de bien comprendre les répercussions fiscales de tout cadeau fait à vos enfants. Vous pouvez demander l’avis d’un conseiller indépendant afin d’envisager toutes les options qui vous permettront de reporter ou de réduire les impôts. Faites ensuite part de ce que vous avez appris à vos parents.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez Dons aux petits-enfants : Points à considérer pour le legs de votre patrimoine.

Discussions délicates au sujet de l’argent

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En parlant de vos finances avec vos enfants d’âge adulte au fil des ans, vous les préparerez à bien gérer leurs propres finances. Ils seront également en mesure de vous aider à gérer les vôtres si vous deviez un jour avoir besoin de leur aide.

En vieillissant, il devient de plus en plus important que vos enfants connaissent votre situation financière. À quoi ressembleront vos finances pour le reste de vos jours? Même si votre situation n’est pas idéale, vos enfants doivent avoir l’heure juste.

Bien entendu, certains sujets ayant trait aux finances sont plus difficiles à aborder que d’autres. Il peut être difficile de parler de dettes et d’autres problèmes financiers, tout comme il peut être difficile d’en apprendre sur les difficultés de vos enfants. Pourtant, ce sont des conversations qui en valent la peine.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les façons d’améliorer votre situation financière? Consultez Quelques astuces pour vous aider à régler vos dettes.

Quels sujets faut-il aborder?

  • L’une des meilleures façons d’en savoir plus sur la situation financière de vos enfants est de donner des exemples de ce que vous avez vous-même vécu au fil du temps. À quel âge avez-vous commencé à économiser pour l’achat de votre première voiture? Votre première habitation? Votre retraite? Avez-vous déjà connu des moments difficiles? Comment êtes-vous parvenu à vous relever? Le fait de parler de vous ainsi peut inciter vos enfants à s’ouvrir sur leurs propres difficultés financières.

    Sachez que vous ne pouvez mener une conversation que dans la mesure où vos enfants vous le permettent. Voici comment s’y prendre.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Profitez des occasions qui se présentent naturellement de parler d’argent avec vos enfants. Ils pourraient, par exemple, vous parler d’un ami ou d’une connaissance qui éprouve des difficultés financières.

    • Parler d’épargne est un bon point de départ. Expliquez à vos enfants comment vous avez appris à épargner. À quel âge avez-vous commencé à épargner? Quel était votre revenu mensuel à cette époque, et quelle part étiez-vous en mesure d’épargner? Quels étaient vos objectifs? Pendant que vous parlez de vous, profitez-en pour demander à vos enfants quels sont leurs propres objectifs, où ils en sont par rapport à ceux-ci. Ont-ils du mal à épargner? Qu’est-ce qui les retient? Faites preuve de curiosité quant à leurs expériences, leurs difficultés.

    • Vous pourriez avoir une autre conversation, cette fois au sujet des dépenses. Dites à vos enfants si vous avez un budget, et les choix que vous devez faire parfois pour respecter ce budget. Si vous avez aujourd’hui un revenu élevé ou un actif considérable, pourriez-vous parler d’une époque où ce n’était peut-être pas le cas? Qu’avez-vous appris au fil des ans? Vous pourrez ensuite demander à vos enfants s’ils sont capables de respecter leur budget ou s’ils éprouvent du mal à le faire. Encore une fois, soyez curieux.

    • Vous pouvez aussi parler de moments dans votre vie où vous aviez moins d’argent, où vous aviez plus de dettes. Comment avez-vous réussi à redresser la situation? Peut-être vos enfants seront-ils à l’aise de parler des difficultés qu’eux-mêmes ont dû surmonter ou continuent d’éprouver.

    • Vous pouvez également avoir une conversation générale sur les pratiques financières saines, comme le remboursement des soldes de carte de crédit. Vous est-il déjà arrivé de ne pas pouvoir le faire? Quelle est votre approche quant à l’utilisation des cartes de crédit? Demandez ensuite à vos enfants comment ils gèrent leurs cartes de crédit.

    • La planification financière est un autre sujet que vous pouvez évoquer. À quel moment dans votre vie avez-vous demandé des conseils financiers? À qui avez-vous parlé? Dans quelle mesure ces conseils vous ont-ils aidé? Vous pouvez ensuite demander à vos enfants s’ils ont un conseiller financier et ce qu’ils ont appris en travaillant avec lui.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Soyez conscient que vos parents veulent peut-être en savoir un peu plus sur votre situation financière pour qu’ils puissent se préparer le mieux possible à vous léguer leur patrimoine. Vous n’avez pas à dévoiler tous les détails de votre situation si vous ne le voulez pas, mais il peut être utile de leur faire savoir quels sont vos objectifs financiers et comment vous vous débrouillez.

  • Cela peut être l’une des conversations les plus difficiles à avoir avec vos enfants au sujet des finances. N’attendez pas une situation de crise pour commencer à en parler. Votre âge et votre stade de vie peuvent déterminer la quantité d’information que vous fournirez. Voici comment entamer la conversation pour la rendre moins embarrassante – et pour éviter d’inquiéter vos enfants.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Quelques années avant la retraite, faites part de vos projets de retraite et de vos progrès dans l’atteinte de vos objectifs financiers. Si vous craignez de ne pas avoir suffisamment de revenus, vous pouvez informer vos enfants quant aux options que vous envisagez pour faire durer votre argent. Si vous avez un conseiller financier, vous pouvez parler des mesures qu’il vous a suggérées.

    • Quelques années après le début de votre retraite, prévoyez une autre conversation sur votre situation et sur la manière dont s’annonce la prochaine décennie. Faites part à vos enfants des éléments qui posent problème. Peut-être que vous avez épargné et préparé votre budget correctement, mais que avez toujours un prêt hypothécaire coûteux? Avez-vous été licencié avant la retraite, de sorte que vous n’avez pas pu épargner autant que prévu?

    • À mesure que vous avancez en âge, une autre conversation pourrait s’imposer sur votre situation, la durée probable de l’argent qu’il vous reste et le type d’aide dont vous pourriez avoir besoin dans le futur. Si vous craignez d’épuiser vos économies, y a-t-il des moyens de réduire vos dépenses? En parlant de ces sujets, vous donnez à vos enfants l’occasion d’offrir leur aide, tant financière que non financière.

    • Si, à un moment ou un autre, vous croyez qu’il n’y aura pas suffisamment d’argent dans votre succession pour rembourser vos dettes ou payer vos derniers impôts après votre décès, il vaut mieux en faire part à vos enfants afin de leur éviter de mauvaises surprises. Peut-être y a-t-il des mesures qu’ils peuvent prendre pour améliorer la situation. Après votre décès, vos exécuteurs testamentaires et les membres de votre famille devraient consulter un syndic autorisé en insolvabilité (SAI). Ce dernier est légalement autorisé à liquider vos affaires et à traiter avec vos créanciers. Cela permet d’éliminer le fardeau et les risques financiers qui incomberaient autrement à vos exécuteurs testamentaires.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vos parents ont besoin d’aide, vous devrez examiner votre propre situation financière et déterminer ce que vous êtes en mesure de faire sans que cela nuise à vos propres objectifs. Une fois que vous savez ce qui est possible de faire, vous pouvez demander à vos parents le type de soutien qui leur serait le plus utile. Ont-ils besoin d’aide pour établir un budget? Pour trouver un logement plus petit? Pour déménager dans une autre région où le coût de la vie est plus faible? Ce ne sont là que quelques exemples de façons dont vous pouvez les aider, autrement que sur le plan financier. Si une aide financière est nécessaire, fixez des limites en fonction de vos moyens. Vous aurez peut-être besoin de conseils d’un professionnel pour trouver un équilibre entre vos propres besoins financiers et ceux de vos parents.

  • Votre enfant a-t-il des problèmes avec ses cartes de crédit? A-t-il accumulé du retard dans le paiement de son loyer ou de son prêt hypothécaire? Dépense-t-il au-delà de ses moyens? Vous pourriez être tenté de lui donner des conseils, mais à moins qu’il vous le demande, il vaut mieux s’abstenir.

    En revanche, si votre enfant vous demande de l’aide financière, vous pourriez lui offrir quelques astuces en matière de gestion de l’argent.

    Il faut comprendre que ce sujet peut être très délicat pour vos enfants. Faites-en une conversation, non pas un sermon. Voici comment s’y prendre.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous voulez que vos enfants apprennent à bien gérer leur argent, commencez par les aider à tirer des leçons de leurs erreurs passées, pour qu’ils fassent mieux à l’avenir.

    • Posez à vos enfants des questions ouvertes qui les inciteront à trouver des solutions. Si votre enfant vous demande de l’aider à payer sa voiture, vous pouvez lui demander : « Sais-tu combien te coûte ta voiture chaque mois? As-tu envisagé d’autres options? Combien d’argent pourrais-tu économiser? » S’il vous demande un prêt pour payer son loyer ou son hypothèque, vous pouvez lui poser les questions suivantes : « Sais-tu où va ton argent tous les mois? Sais-tu combien tu dépenses en épicerie? En divertissement? En frais de téléphone? » Il existe des applications bancaires qui pourront l’aider à faire le suivi de ses dépenses et qui l’avertiront lorsqu’il dépasse son budget.

    • Demandez à vos enfants s’ils sont prêts à recevoir de l’aide pour établir un budget. Assoyez-vous avec eux et passez en revue toutes leurs factures et dettes. Comparez leurs dépenses à l’argent qu’ils gagnent. Puis, aidez-les à déterminer le montant exact dont ils ont besoin pour équilibrer leur budget.

    • Suggérez à vos enfants des façons de réduire leurs dépenses. Pourraient-ils opter pour un forfait de cellulaire moins cher? Pourraient-ils utiliser le transport en commun davantage et moins se servir de la voiture? Pourraient-ils réduire leurs dépenses en divertissement en trouvant des activités amusantes, mais peu coûteuses?

    • Vous pouvez également suggérer de faire appel à un organisme sans but lucratif de conseil en crédit pour obtenir de l’aide.

    • La décision d’aider ou non vos enfants financièrement vous appartient. Dans certains cas – si votre enfant est malade, par exemple – cela peut devenir une nécessité. Par contre, la majorité des conseillers financiers recommandent de ne jamais mettre en jeu votre propre sécurité financière pour aider vos enfants. Si vous le faites, il est important de définir clairement les attentes quant à l’aide que vous pouvez offrir et ce à quoi vous pouvez vous attendre en échange de la part de vos enfants.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Si vous demandez de l’argent à vos parents, il est important de discuter d’un plan réaliste pour les rembourser. Sachez également que cela ouvre la porte à une discussion sur vos finances. Vous pouvez voir cela comme une occasion d’avoir une conversation constructive sur la manière dont vous allez redresser votre situation. Vos parents ont beaucoup de vécu sur lequel ils peuvent s’appuyer pour vous aider, si vous êtes prêt à écouter.

    • Si vous avez besoin d’argent pour une nécessité de base, comme payer le loyer ou acheter de la nourriture, soyez honnête sur les raisons pour lesquelles vous vous trouvez dans cette situation. Ne vous contentez pas de demander de l’aide financière. Dites à vos parents ce que vous ferez différemment à l’avenir, et demandez-leur s’ils ont des conseils à vous donner pour améliorer la situation.

  • Que devraient savoir vos enfants de vos finances? Si vous ne vous sentez pas à l’aise de dévoiler votre situation financière en détail, il n’est pas nécessaire d’en dire beaucoup. L’essentiel, c’est de leur dire s’il y a lieu de s’inquiéter de quelque chose.

    Aussi difficile que cela puisse être de l’admettre à vos enfants, si vous avez des difficultés financières, ils doivent le savoir. Si vous êtes en bonne posture, il faut surtout leur dire que vous avez tous vos documents juridiques ainsi qu’un plan bien établi. Voici comment entamer la conversation.

    Si vous avez des enfants d’âge adulte :

    • Si vous êtes en bonne santé et que vous travaillez encore, il n’est pas nécessaire d’aller bien loin dans les détails. Dressez un portrait général de votre situation. Avez-vous épargné suffisamment pour la retraite? Avez-vous souscrit une assurance? Avez-vous préparé tous vos documents juridiques, comme votre testament et votre procuration?

    • Si vous avez bien réussi financièrement et que vous comptez léguer un héritage à vos enfants, vous pouvez le leur faire savoir. Encore une fois, vous n’avez pas à donner des détails. Cela vous permet d’adapter vos plans au cas où vous auriez des frais médicaux imprévus, ou vous souhaiteriez léguer plus d’argent à un organisme caritatif.

    • Si vous avez l’intention d’aider vos enfants dans un avenir proche, vous pourriez songer à les en informer. Prévoyez-vous payer leur mariage? La mise de fonds sur une maison? Les études d’un petit-enfant? Vos enfants seront en mesure de prendre de meilleures décisions financières s’ils sont au fait de vos projets.

    • À mesure que vous vieillissez, ou si vous commencez à avoir des problèmes de santé, vous voudrez peut-être parler de votre situation plus en détail. Certains conseillers suggèrent d’utiliser la règle « 40-70 ». Lorsque vous aurez 70 ans, ou que votre enfant aîné aura 40 ans, vous devriez avoir décrit pleinement votre situation financière à votre famille. Si vous avez un conseiller financier, il peut être utile de demander à vos enfants de le rencontrer.

    Si vous êtes un enfant d’âge adulte :

    • Vos parents ne sont peut-être pas à l’aise à l’idée de parler d’argent. Toutefois, à mesure qu’ils vieillissent, il se peut qu’ils aient besoin de plus d’aide pour gérer leurs finances. Essayez de faire en sorte que les conversations sur les questions financières deviennent quelque chose de normal au fil des ans.

    • Lorsque vos parents seront septuagénaires, vous aurez peut-être besoin qu’ils vous donnent plus de détails sur leur situation financière, ne serait-ce que pour que vous soyez en mesure de les aider ou de respecter leurs souhaits. Cela peut se faire au fil de plusieurs conversations, en allant du général au détail. Pensent-ils avoir un revenu suffisant pour leur retraite? Sont-ils inquiets? Ont-ils un plan successoral et un testament? Que pensent-ils de l’idée de léguer une propriété, comme un chalet familial? Ou encore, une entreprise familiale?

    • Faites-leur toujours savoir que votre but est de les aider et de respecter leurs souhaits autant que possible.